Conversation[s]

30 juillet 2009

Hong-Kong, day 2

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 09:23

Humeur : Bonne
Musique : Cocoon – Take Off

(désolée, la suite arrive un peu tard !)

Le lendemain matin nous avons prévu d’aller voir le temple Sik Sik Yuen et le parc fermé de Kowloon. Cependant notre première surprise sera le petit déjeuner, qui n’est pas compris dans le prix (déjà cher) de la chambre, et qui est, en plus de ça, super cher ! On le prend mais on ne se fera pas avoir deux fois, les prochains on les prendra au Pacific Blue (le Starbucks local, en concurrence directe). Ensuite direction le métro, qui est tout récent, tout beau, tout propre, et les directions sont écrites en lettres occidentales, avec une annonce en anglais aux stations : un peu comme à Tokyo quoi ! Donc ça fait plaisir. On s’achète des Tourists Day Pass, moins cher que de payer à chaque fois vu qu’on va pas mal se déplacer, et valables 24h, puis direction Wong Tai Sin pour aller au temple.

Le cadre est assez particulier, le temple est en rénovation et est enfermé dans un écrin… de tours ! Pleins d’immeubles (aussi moches que sur le continent) entourent le complexe du temple, et l’impression est étrange parce qu’on est sur le flan d’une montagne, donc les immeubles surplombent, mais le temple surplombe ce qu’il y a en-dessous. Enfin c’est étrange quoi. Et pas spécialement du meilleur goût, mais bon. Sur la place qui précède l’accès au temple il y a une petite cérémonie sur la sécurité routière (sisi) qui s’organise. Il y a du monde, quand on entre on est tout de suite pris par la fumée des milliers d’encens qui brûlent. Le principe c’est que plus t’en brûles, plus t’as de chance d’être écouté/exaucé, donc tu peux voir des personnes avec une bonne trentaine de longs bâtonnets d’encens, s’inclinant plus ou moins frénétiquement devant tout ce qui constitue le temple avec ferveur (même la fontaine). C’est dommage que le temple soit en rénovation, y’a des échafaudages tout moches qui gâchent les bâtiments, même si on peux quand même prendre des photos potables. Un chemin a été constitué pour gérer le flot de touristes et d’adeptes, on passe par un grand temple avec tout ce qu’il faut de bouddhas dorés à l’intérieur, et puis après on se promène dans un joli petit parc très aménagé à l’arrière, avec un étang avec des tortues dedans, des petits ponts, des pins bouddhiques (sisi ça existe), etc… Toujours dans son écrin de béton, malheureusement.

Après le temple on décide de descendre à pied jusqu’au Kowloon Parc, mais c’est plus loin que prévu et on a du mal à se repérer. Heureusement un jeune homme, nous voyant galérer avec notre carte, nous propose son aide ! J’étais très étonnée, encore une différence agréable avec le continent, et ce n’est pas arrivé qu’une fois. Finalement on le trouve, en fait l’emplacement du parc était autrefois un quartier sans foi ni loi, où les autorités n’avaient aucun pouvoir et qui ont décidé de le raser. Il ne reste que quelques ruines pour rappeler ce passé et un bâtiment, le reste est aménagé « jardin chinois », avec pagodes et petits ponts. C’est très joli mais ça reste artificiel… Il y a peu de monde, tout juste deux ou trois personnes faisant du Tai Ji Quan et un couple se promenant.

L’après-midi on décide de rendre à Central, le quartier d’affaire et le plus emblématique de Hong Kong, sur l’île de Hong Kong. Re-metro, et quand on sort BAM la mousson dans ta gueule (en fait le début (ou la queue) d’un typhon niveau 3, on l’a appris plus tard). Il pleut à torrent et ça n’a pas l’air de vouloir se calmer, y’a beaucoup de vent, tous les gens s’abritent… Heureusement il y a des passages conçus justement pour pouvoir rejoindre les différents bâtiments à l’abri des intempéries. J’ai l’impression d’être à Shimbashi, dans le tramway en suspension qui mène à Odaiba. On se balade en hauteur entre les grands buildings design, dont un qui a été conçu par celui qui a fait la pyramide du Louvre. Pour attendre que la pluie se calme on essaye de se rendre au Musée du Thé qui est dans le coin mais on se perd, et on arrive à une cathédrale anglicane d’époque, St John’s Cathedral. On s’y réfugie, mais le temps ne se calme donc on décide de rebouger. Finalement c’est un taxi qui nous y amènera même si c’était tout près… Le musée est gratuit, y’a de jolies théières, ça nous occupe en gros. Quand on ressort ça c’est calmé et on se promène dans le parc qui l’entoure.

Après on prends le tramway, hyper typique puisqu’il s’agit encore des vieux tramways tout petits et étroits sur deux étages du fin XIX° début XX°, et inutile de vous dire que j’en suis tombée amoureuse ! Le confort est rustique, sièges en bois, secousses garanties, et beaucoup de monde, mais à 20 centimes le trajet peu importe où on va, ça vaut le coup. On s’arrête dans un quartier qui nous inspire, Wan Chai. C’est très vivant, y’a plein de petites boutiques, de restaurants, beaucoup de monde dans les rues, des panneaux publicitaires partout… Très Hong Kong like ! On y déambule un bon bout de temps, et puis en fin d’après-midi début de soirée on décide de reprendre le métro pour repasser à l’hôtel rapidement, avant d’aller manger.

Mon cousin Cyril, qui connaît très bien la ville, nous a envoyé un sms pour nous conseiller d’aller dans le quartier de Lan Kwai Fong, apparemment très vivant, et quelle n’est pas notre surprise quand on tombe dans… un festival de la bière !! Jolie surprise, y’a un monde monstre et les rues sont étroites. Les gens se baladent avec un verre en plastique stylisé super long (bien une pinte, même plus ?), attaché avec une petite sangle autour du cou, rempli de bière ! Comme c’est très classe (hahaha) on s’en achète nous aussi, au premier stand, avec de la bière locale. Mais y’a beaucoup de marques présentes, dont la Guiness, Asahi, Qing tao, etc… On s’arrête dans un resto italien et après avoir encore un peu déambulé dans les rues du festival, nous sommes rentrés.

24 juillet 2009

Miss Cellophane

Classé dans : Arrosoir, Chine — hullabaloo91 @ 07:52

Humeur : /
Musique : /

Aujourd’hui j’ai été oubliée.

Quelque part.

Le où n’est pas vraiment important, ni le quand, seul le fait est important.

Je sais que je n’ai pas confiance en moi et que je donne l’impression d’être solitaire. Je sais que ça empêche les gens de se lier spontanément avec moi, je peux vivre avec. Ce que je ne savais pas c’est que ça me rendait aussi transparente.

Je crois que je n’arrive toujours pas à réaliser ce qui s’est vraiment passé.

J’en veux à ces deux là, qui commençaient à me devenir sympathiques, avec qui j’avais déjeuné et discuté amicalement. Notre bus était là, pas les transports en commun hein, le bus spécial de la compagnie et il n’y en a qu’un le matin et le soir, un peu en avance, mais on est Vendredi et je n’avais pas encore fait mon check-out. Les Chinois ne sont vraiment pas rapides, surtout quand on est pressé. Ils ont de gros problèmes de gestion et de centralisation de l’information. Mais ça on s’en fout. Le bus m’attendait donc je me disais que ça irait, et d’un coup, hop, il est partit.

Donc les deux cons n’ont rien dit. C’est pas la mort de demander au chauffeur d’attendre un petit peu, de le dire à Julia qui traduirait.

Je me dis qu’ils n’ont pas vu que je n’étais pas là, seulement elle m’a entendu dire « J’ai pas fait mon check-out ! », j’étais derrière eux avec ma grosse valise, ils auraient pu se dire une fois rentrés dans la bus et ne m’ayant pas vu à leur suite : « Ah Morgane est pas là ? Ah oui ! Elle fait son check-out, faut leur dire de l’attendre ! ».

Non non. Je suis trop idéaliste sûrement. Ce qui me paraît tout naturel pour moi, ça ne leur traverse pas l’esprit.  Moi je l’aurais fait pour eux, dire au chauffeur de bus d’attendre, ça ne me coûte rien et ça n’aurait même pas été dans une tentative de devenir une amie. Je m’en fous de ça. C’est par… courtoisie, politesse, prévenance envers son prochain. Je sais que ce sont des mots naïfs mais on peut totalement s’en foutre des gens, on peut pas vivre dans une bulle et se dire qu’en-dehors de cette bulle rien n’a de conséquence.

Ça peut paraître bête, de me retourner la tête pour un fait si trivial. Mais c’est pas rien pour moi. Je pense que si Marjorie avait été oubliée comme une conne sur le devant de l’hôtel avec sa grosse valise et aucun moyen de joindre personne dans un pays dont elle ne parle pas la langue et dans une ville où il n’y a pas de taxis, elle l’aurait aussi mal pris que moi.

Alors heureusement je suis chanceuse et un consultant qui avait rendez-vous à 9h sur le site était encore là et voyant ma détresse m’a demandé s’il pouvait m’aider. Un chinois, parlant très bien anglais, comme quoi.

Il y aurait pu n’y avoir personne.

Je sais que je ne serais pas restée dans cet endroit toute la journée, quelqu’un serait venu, m’aurait envoyé une voiture, mais je n’avais aucun moyen de savoir quand, et attendre pour attendre mes nerfs le supportent pas trop.

Je ne sais pas trop quelles conséquences ça va avoir. Je pense que, comme je suis une gentille fille, je vais faire « comme si » ça ne m’avait pas affecté et je vais essayer d’avoir des relations normales avec eux. Je fais beaucoup ça ces derniers mois, alors une fois de plus hein, surtout que pour cette fois ça ne me coûte pas trop, je ne les connais pas.

« Mister Cellophane, would have been my name, ’cause you can look right through me, walk right by me, and never know I’m there”

19 juillet 2009

Feelings in China

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 07:45

Humeur : /
Musique : The Flaming Lips – The Sound of Failure

Pas de mesquineries contre nos amis les chinois aujourd’hui. Je me suis posée beaucoup de questions hier soir alors que j’étais couchée, il y avait une tempête dehors et ça m’a empêché de dormir, un arbre est même tombé.

Quel est l’intérêt pour moi de rester ici ?

Ça fait 2 semaines et j’ai eu envie de partir dès les premiers jours. Je ne voulais pas me l’avouer vraiment, mais c’est une impression qui ne trompe pas. Rien ne se passe comme je l’espérais, mon stage, ma vie ici, mes relations avec les gens ici… rien. J’ai envie d’abandonner, de rentrer chez moi et d’oublier ce qui s’est passé, ou plutôt d’oublier qu’il ne s’est rien passé.

Ça fait 2 semaines et mon maître de stage a discuté 2 fois avec moi, maintenant il est en vacances et il me laisse sans rien. Il a beau me dire qu’il va appeler, m’envoyer des mails et que Fabien s’occupera de moi, je sais très bien que ça ne se passera pas comme dans le monde des bisounours. Fabien il a les dents contre Nicolas, il a beaucoup de travail et il a autre chose à foutre de s’occuper de moi, donc je pense qu’il ne va pas s’occuper de moi. S’il pouvait pas s’occuper de moi, parce qu’un stagiaire c’est quand même très dépendant, eh bah il fallait pas qu’il prenne un stagiaire le Nicolas.

Mon père m’avait dit que Kengzi c’était pas intéressant, je ne pensais pas que ça l’étais à ce point. Ni que Shenzhen n’était pas intéressante non plus. La seule parenthèse positive et intéressante que j’ai eu dans ce séjour, c’est Hong-Kong, et maintenant que j’y ai été, tout me paraît encore plus fade sur le continent.

Pourtant j’ai envie d’aimer ce pays, je sais qu’il y a des choses merveilleuses à y voir, que c’est une culture vraiment unique et j’ai envie de la découvrir, mais ici rien n’est laissé à l’ancien, l’important c’est le développement au risque de tout sacrifier, c’est les grands immeubles moches qui poussent sans cohérence et une ville qui grandit comme un espèce de champignon, qui pousse, qui pousse, qui pousse sans arrêt. Au-delà il n’y a rien.

Ça fait 2 semaines et ce que je supporte le moins c’est la censure. Je ne pensais pas que ça me dérangerait autant, ni qu’elle était aussi forte, le moindre média de communication est bloqué : facebook, youtube, dailymotion, les plateformes de blogging comme wordpress, 80% des images qui tournent sur le net… Et pour beaucoup sans logique apparente : pourquoi Deezer ? C’est pas comme si ça menaçait la pérennité du régime chinois. Je sais qu’en ce moment ça va mal, avec Urumqi, d’où la censure qui est encore plus violente (et visible), mais merde quoi, ça m’énerve tellement ce système de pensée. La Chine n’est PAS un pays développé ou en passe de l’être, il n’y a pas que l’économie et le fric qui compte pour qu’un pays soit « développé » à mon sens, un pays doit avoir une âme, sa population doit vivre librement et sereinement en son sein, ne pas craindre sa police sous prétexte qu’elle peut te tabasser sans raison apparente, doit pouvoir communiquer, refaire le monde si elle le veut, doit pouvoir choisir…

Mais y’a rien de tout ça dans ce pays. J’ai tellement envie qu’elle éclate, cette Chine hypocrite et égocentrique qui se prends pour le centre du monde. L’augmentation du niveau de vie est associé à l’augmentation des attentes de la population et il est, pour moi, absolument impossible qu’un pays soit économiquement très avancé ET totalitaire. Il n’y a… quoi ? que 20% du pays qui est vraiment en voie de développement, le reste vit dans la misère, et on voit déjà que ça éclate un peu partout. Parce que comme le dit Maslow, une fois les besoins primaires de survie/sécurité satisfait, l’individu a besoin d’assouvir des besoins supérieurs d’affirmation de soi, des besoins plus « politiques ».

« Les chinois pensent collectivement ». Parce qu’on leur a appris à penser de cette manière, on les y a forcés. L’individu par nature pense d’abord à Lui et est purement égoïste, pour sa survie, et parce qu’il interagit il finit par penser aux autres, mais toujours à Lui en premier. Hobbes nous a très bien appris ça. Ce qui est fait peut-être défait, et si on laisse les chinois un peu libre, le « tout collectif » disparaîtera, aussi bien qu’il a disparu en Russie. Il n’y a aucune raison pour que le peuple chinois (qui est composé d’une multitude de peuples de toute façon) soit différent des autres.

Alors venir en touriste en Chine et admirer son glorieux passé, oui, ça je veux le faire, je veux parcourir le pays et voir ses beautés. Mais le reste je m’en fous, ça ne m’intéresse pas, on a mieux su gérer la modernité en Occident. Je peux dire que même le Japon a mieux su le gérer, parce qu’il n’a pas coupé avec sa culture. Un pays doit savoir gérer son passé et son avenir en même temps.
Je n’aime pas la Chine d’aujourd’hui. Et tout ce qui m’entoure est l’avatar de la Chine moderne. Donc je veux partir. Mais aller à Pékin me coûte malheureusement trop cher, aller où que ce soit me coûtera trop cher je crois.

J’accorde encore une semaine à ce stage de merde qui n’en est même pas un, en fait, et si rien n’évolue, j’abandonne tout. Je change ma réservation d’avion et je rentre en France. Parce que si au bout de 3 semaines ça ne m’a rien apporté, alors ce stage ne m’apportera rien du tout. Tant pis pour mon CV, pour mes pauvres 2 crédits de plus, tout ça n’était vraiment qu’une erreur, j’aurais dû faire un stage dans ce qui m’intéressait vraiment plutôt que de l’utiliser comme un prétexte, au final je suis cantonnée à ce stage inintéressant et je ne peux rien faire d’autre que de me morfondre. Vraiment aucun intérêt, je perds mon temps. J’aurais dû m’en douter. Je n’aime pas l’économie pour rien, ce monde là me donne envie de vomir, « l’entreprise ». Je suis contente que ça existe parce que ça m’apporte un certain niveau de bien-être (je suis très consciente de ma dimension de consommatrice), mais je ne veux pas avoir à faire à ce monde de l’intérieur, je veux l’ignorer et je vivrais très bien comme ça.

En fait je ne sais pas si je vais réussir à tenir une semaine.

18 juillet 2009

Hong-Kong

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 07:55

Humeur : Tristounette
Musique : Little Boots – New in town

Le week-end dernier j’ai été à Hong-Kong, à la base je devais n’y aller que 2 jours mais finalement papounet s’est arrangé pour que je reste avec lui et maman (qui nous rejoignait pour l’occasion) 2 jours de plus. Bon j’ai sapé leur séjour en amoureux, mais c’est lui qui m’a proposé donc je n’allais pas refuser !

Surtout que Hong-Kong c’est vachement bien. La différence avec le « mainland » est criante. HK (pour les intimes) on voit que c’est une vraie ville moderne et développée, qui a une histoire et qu’elle s’est faite au fur et à mesure, qui est organisée selon des principes logiques type quartiers (dont un vrai quartier d’affaires), pas trop grand pour s’y retrouver (contrairement à Shenzhen), qui a un vrai réseau de transports en communs (dont un métro ultra moderne avec plusieurs lignes), on voit que HK est une vraie ville, alors que Shenzhen n’est une pâle copie sans âme qui se veut moderne mais qui n’est qu’une enveloppe d’acier et de béton qui joue la grande, regardée par HK avec un air méprisant… Que dis-je ? Même pas regardée par HK, Shenzhen on peut l’ignorer quand on connaît HK.

HK a une âme, elle a des musées, des temples, des vieux quartiers, des « spots »,… Shenzhen n’a rien de tout ça. Alors le retour a été difficile. Mais bon, cessons de comparer, concentrons-nous sur HK.

Notre hôtel était dans le quartier de Tsim Sha Tsui, c’est-à-dire au bout (côté mer) des Nouveaux Territoires, sur le continent chinois. Ça a été ma première surprise, j’ai toujours cru que HK c’était une grande île en face du continent et qu’elle se résumait à ça, je ne savais pas du tout qu’en fait l’île de HK est toute petite et que la majeure partie de son territoire était sur le continent chinois. Il y a même des îles dans son archipel qui sont plus grandes qu’elle (comme l’île de Lamma).

Nous sommes donc arrivés le soir, moi et mon père par ferry, et ma mère en avion qui nous rejoignait à l’hôtel qui était (encore) très luxueux (le seul point positif du voyage pour le moment, avoir profité de ces hôtels de fous). Bon c’était pas le Sheraton ou l’Intercontinental, mais il était très classe, et Ô Bonheur les lits étaient MOUS ! Parce que les asiatiques aiment dormir sur des planches voyez-vous, mais nous les occidentaux nous sommes des tapettes et nous aimons notre petit confort et les lits moelleux. Alors si je m’y suis habituée et que je m’endors sans trop de difficulté sur les lits durs maintenant, ça fait toujours du bien, un vrai lit.

On sort, parce que quand même il fait faim, et dès qu’on se promène un peu dans la rue je sens que cette ville me plaît, déjà dans le taxi j’avais eu cette impression, mais ça se confirme. L’ambiance est moins glauque qu’en Chine, les gens ne te dévisagent pas, les vendeurs ambulants ne t’agressent pas pour que tu leur achètes des trucs, y’a plein de lumières partout… C’est une ville moderne quoi, et ça m‘inspire, j’ai du plaisir à y déambuler.

Le premier truc qu’on a fait c’est aller voir sur la baie les sons et lumières de la ville de HK. Le cadre est assez fantastique, on est sur une allée des stars façon Hollywood, sauf que c’est des stars du cinéma hongkongais qui ont laissé les empreintes de leurs mimines par terre, au bord du bras de mer qui sépare le continent de l’île, et face à nous se dresse Hong-Kong, ses grands buildings tout illuminés, ses bateaux qui passent, son…immensité. Bon le spectacle son et lumière était pas spécialement intéressant, mais c’est une prouesse d’avoir réussit à accorder tous ces différents immeubles dans un semblant de cohérence (la musique était très kitsch soit dit en passant). La promenade le long de la baie est très agréable (mais on s’est fait piquer !), on a bu un coup sur une terrasse lounge, et on est remonté sur une autre promenade, en hauteur cette fois, qui permet d’accéder aux différents immeubles derrière nous sans se taper la route (ça aussi les asiatiques ils aiment beaucoup). On voulait aller boire un coup tout en haut du Sheraton qui surplombe la baie, mais mon père obéissait pas au dress code (faut dire qu’il avait des tongs), donc on a remis la chose à une prochaine fois. Mon père n’aimant pas la cuisine chinoise (bah oui), on s’est fait un coréen (avec des serveuses très funs) et on est retournés à l’hôtel passer la nuit.

(day 2 later ;) )

15 juillet 2009

Nous et les Chinois #2

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 08:11

Humeur: /
Musique : /

On parle beaucoup de la Chine comme étant « le plus grand marché du monde » qui fait « fantasmer » toutes les entreprises du globe, de son incroyable développement éclair, de sa croissance de 8%, de son enrichissement si soudain, de sa prise de conscience des avantages du capitalisme si bien qu’ils sont devenus les pires capitalistes de la planète, etc… Mais on oublie souvent dans ces grandes phrases que le pays est immense, autant que sa population, et qu’il n’y a bien que le littoral qui est développé et quelques élites qui sont riches, parce que quand on voit Longgang et Kengzi c’est vraiment des villes misérables (mais je sais même pas si on peut appeler ça des villes en fait), et le revenu moyen par habitant n’est encore qu’à 2000 yuan/mois, c’est-à-dire 200 euros. Alors oui, comparé aux pauvres africains c’est énorme, mais c’est encore loin de leurs voisins coréens ou japonais et à des années lumières des occidentaux.

Avec un pouvoir d’achat aussi limité (parce qu’au final quand t’as ton loyer ta bouffe tes impôts et ton transport à payer, t’as plus grand-chose au bout du mois), je me demande comment ils font pour s’acheter… une voiture ! Parce que des voitures y’en a quand même plein, beaucoup plus que je ne le pensais, et comme pour les américains à une certaine époque, avoir une voiture est un signe de réussite sociale. Ils doivent bien s’endetter sur 10 ans pour s’en payer une ! Bon bien sûr, comme elles sont faites là-bas en grande partie, c’est moins cher, mais ça le reste quand même.

Mais la question n’est pas de savoir s’ils sont assez friqués pour s’acheter une voiture ou pas, le fait est qu’ils en ont, parce que c‘est valorisant, parce que c’est nouveau, parce que c’est un joli jouet qu’on aime montrer aux autres et les narguer quand ils n’en ont pas.
Oui parce que les chinois ne sont que des gosses trop gâtés (conséquence malheureuse de la politique de l’enfant unique), à qui on a pas cessé de dire qu’ils étaient le centre de la terre et du coup ils se fichent comme de leur première chaussette de certaines règles (et oui ! les chinois savent désobéir), et en particulier du code de la route.

Martial m’a pourtant dit, pour avoir passé le permis dans ce pays, que le code de la route était très strict, autant que peut l’être le nôtre, mais putain de bordel de merde A QUOI SERVENT LES FLICS SI C’EST PAS POUR LE FAIRE RESPECTER ?! (ah oui à tabasser)
Les chinois conduisent mal, mais alors vraiment très mal, très très mal, comme des pieds même, comme des gros buffles énervés qui cherchent à te rentrer dedans avec toute cette délicatesse qu’on leur connaît. Pire que des marseillais !! (sisi amis français, c’est possible ^^)

Ils commettent toutes les infractions possibles et imaginables au code de la route, comme si c’était un défi de trouver tout ce qu’ils pouvaient faire avec leur tuture. Et vas-y que je te double intempestivement, pas de distance de sécurité, limite pas de cligno’, par la droite même tiens pourquoi pas, oh et par la bande d’arrêt d’urgence aussi c’est pas mal, et vas-y que je te double…. oh puis en fait non ça avance dans ma file. Je vous raconte pas les queues de poisson, dès que y’a un peu de trafic c’est la course à celui qui choppera la place pour avancer, à grand coups de klaxons, d’accélération, de doublement surprise parce qu’il faut SURTOUT PAS laisser la place à un autre, et puis aucune culture du laisser-passer pour les piétons qui peuvent bien crever, le chinois ne S’ARRETERA PAS ! Pas de respect de la priorité à droite (qui existe chez eux, sisi), c’est « passe ou crève », le seul moyen de communication qu’ils connaissent en voiture c’est le klaxon ! et ils en abusent ! ça doit les faire marrer, même quand y’a pas de danger ou même quand y’a rien sur la route ils klaxonnent, tout le temps, pour dire qu’ils sont là, quand ils dépassent les vélos ou les motocyclettes, pour dire « Hé je passe bouge ton cul !! » ou « Sale piéton dégage la rue, j’arrive et je vais pas m’arrêteeeeer !! ».

C’est comme si s’arrêter ou même ralentir en voiture c’était un péché, ou un déshonneur, un signe de faiblesse. Ils font du contre-sens aussi, ah bah oui je l’ai pas dit, mais ils pratiquent le pire de l’infraction, le contre-sens quoi ! N’importe quoi ! Mais des fois c’est pas leur faute, la route est bloquée par des travaux et comme pour les chinois l’industrie de la route c’est tout nouveau, ils sont pas encore allés jusqu’au chapitre « Déviations » dans « Faire une route pour les nuls », alors le gars il est obligé de faire demi-tour ! Bah oui normal ! Mais des fois il se trompe aussi, et il a la flemme de faire un vrai demi-tour le chinois, donc il fait ça comme un porc, manquant de créer un accident à chaque fois, et il part en contre-sens… Les chinois ils ont pas encore fini le chapitre « Carrefours » non plus, l’autre soir dans la ville d’à côté (je me rappelle pas son nom) on voit un espèce de grand carrefour type perpendiculaire, le genre à avoir un rond-point bien propre chez nous, absolument… sans rien ! Pas même des feux ! Je vous raconte pas le BORDEL que c’était ! C’est à celui qui s’impose le plus, qui fait le plus du rentre dedans qui avancera, c’est la jungle, la survie !

Et le pauvre piéton là-dedans, hein ? Il a presque jamais de feux pour lui (c’est dommage parce que leurs bonhommes vert sont funs, on dirait qu’ils dansent (parce qu’ils sont animés, et qu’ils simulent, assez mal, la marche) mais des passages piéton oui, en revanche l’automobiliste chinois il s’en balance des passages, c’est sur la route, donc c’est de la route, donc « je m’en fous je m’arrête paaaaaaaaas !!! »… donc les passages piétons ne servent à rien. Mais ça ils l’ont bien compris, « ceux qui n’ont pas de voiture », ils traversent n’importe où et sans vergogne. Bah sinon ils traversent pas hein, donc ils doivent faire preuve d’autant de volonté que les automobilistes.

Les chinois ils aiment bien tourner n’importe comment aussi, mais ça ça va avec leur industrie du doublement, en revanche le virage à la « vas-y comme jte pousse » ou « après moi le déluge » est plus pratiqué par les deux roues qui, ce n’est pas un mythe, sont extrêmement nombreux. Ça ajoute au folklore toutes ces petites motos électriques (ouais ils sont un peu écolos) qui déboulent d’une rue ou d’un trottoir sans crier gare et qui s’insère à l’arrache, souvent pas de casque pour le conducteur, jamais pour la (ou les !) personnes derrière… Les voitures, dans le même genre, elles sortent de leur place de parking sans se préoccuper de la route, l’automobiliste chinois est le roi de la route et est donc, forcément, prioritaire, les autres n’existent pas ! Donc hop je recule, je regarde vite fait mes rétros mais je me repère surtout aux klaxons (normal) pour voir si y’a des voitures derrière, je m’insère dans le trafic en force, quitte à faire s’arrêter d’autre voitures, quitte à ce que les autres voitures qui arrivent me doublent sans se préoccuper de qui arrive derrière, etc… Ah oui, les bandes blanches sur la route ils s’en foutent aussi, comme les passages piétons, continues ou pas ils doublent ! Hé attends ça avance mieux à côté donc j’y vais ! Faut aussi dire que le principe « voie à droite je roule pas vite, voie à gauche je fonce » ils ne respectent pas, ils se mettent là où ils se plaisent, donc c’est pas rare que des tacots qui roulent pas vite soient sur la voie de gauche « après moi le déluge » et inversement… donc ça double n’importe comment, forcément !

Aaaah… Je crois que j’ai fais le tour ? Je sais même pas si c’est possible de recenser toutes les infractions chinoises, ils doivent sûrement se garer n’importe où aussi et ne pas respecter les vitesses règlementaires, mais chose étonnante, malgré leur conduite hyper dangereuse ils n’ont pas autant d’accidents qu’on pourrait le penser… Qu’est-ce que ça va être quand la proportion de la population chinoise ayant une voiture égalera celle de nos pays ?

9 juillet 2009

Nous et les Chinois

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 08:56

Humeur : Correcte

Musique : /

Je savais qu’entre ma culture et la culture chinoise il y avait un fossé, tout autant que je savais qu’il y en avait un entre ma culture et la culture japonaise. Mais j’étais pas préparée à l’ampleur du fossé…

Surtout que je n’ai pas de chances de ce point de vue, ma première expérience en Chine est à Shenzhen pour le week-end et Kengzi la semaine, et même si l’une est immense et super développée économiquement parlant et l’autre n’est qu’un bled qui héberge des gens qui travaillent mais ne vivent pas, et ben les chinois que j’y rencontre, que je vois, c’est les mêmes.

Alors que Shenzhen est une ville qui arrive parfois à me faire penser à New-York ou au quartier de Shimbashi à Tokyo pour son gigantisme, j’ai aussi parfois l’impression de me promener dans une pauvre ville au fin fonds de la campagne… Shenzhen est en face de Hong-Kong, qui est très touristique, très vivante et où, je pense, il y a beaucoup d’étrangers qui passent… Mais à Shenzhen on dirait que les étrangers sont encore une espèce rare qui mérite qu’on les regarde sans retenue comme si c’était la première et dernière fois qu’on les voyait. Le phénomène est pire à Kengzi, avec mon père on se promenait hier soir dans la ville, j’étais au téléphone avec ma mère, et presque tous ces putains de passants nous ont dévisagés comme si… on était pas normaux ! Pour une française comme moi qui a un peu l’expérience du voyage, c’est la première fois que ça m’arrive, ou tout du moins que ça m’étonne et m’énerve –il faut le dire- autant. Le Japon est aussi réputé pour ce genre de regards, mais limite ça ne m’avait pas effleurée, enfin peut-être que les japonais le font plus discrètement… sûrement même, je pense qu’ils seraient honteux qu’ils croisent notre regard s’ils étaient en train de nous observer. Mais je crois que j’oublierais pas hier matin le couple qui est passé devant l’hôtel quand on attendait notre navette, ils nous ont regardés, direct, sans retenue aucune, en poussant le vice jusqu’à tourner la tête quand ils nous avaient trop dépassés (parce qu’ils ne se sont quand même pas arrêtés, encore heureux). J’avais envie de leur crier un « Kesstuveuuux ?!! Tourne ta tête ! Tourne ta tête ou jte marave ! » à la Razigue (souvenir de lycée)(surtout à la fille).

Un autre truc que je ne comprends pas et qui m’horripile avec les chinois, c’est leur façon de commercer. Limite le commerce pour eux dans la vie c’est tout, c’est faire du fric dans le sens le plus méprisant qui soit, et comme ils sont nombreux c’est une putain de course et une putain de compétition d’acharnés. Donc dès que tu t’approches, mais même à 10m, d’une échoppe de n’importe quel produit que ce soit (parce que ça fonctionne encore à la turque la chine, des boutiques spécialisées, mais trèèèèès spécialisées…), ils te sautent dessus comme des vampires. « Nihaaaaaao ! Hello !!! Take a look ! Very beautiful ! Helloooo » (et ils répètent tous cette même réplique, limite ils l’ont apprise à l’école) : NAN. Moi je suis une européenne, supérieure à vous pauvres jaunes et je sais décider seule ce que je regarde, ce que je veux acheter, et si je ne regarde pas c’est parce que ça ne m’intéresse pas !

Bon j’exagère un peu le volet « européenne supérieure », je n’ai pas cet ego là, mais j’aime faire mes courses tran-qui-le-ment, en France c’est que quand les vendeuses te voient tourner trop longtemps qu’elles viennent te demander si tu as besoin d’aide (enfin dans les bons magasins, mais de toute façon je les envoie toujours chier). Là le seul résultat de ce genre de tactique, tout du moins sur l’étranger, … tout du moins sur moi (je suis peut-être qu’un cas ?)(naaan c’est pas possible), c’est que je veux pas rentrer dans ce foutu magasin, je veux même m’enfuir, alors le plus loin possible de cette fièvre chinoise qui veut te pousser à la consommation juste dans la logique de faire du fric pour faire du fric.

5 juillet 2009

Week-end à Shenzhen #1

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 12:00

Humeur : Juste fatiguée
Musique : Mozez – Feel free

Tout d’abord, merci à Mike pour me poster mes notes de blog ici, parce que la Chine c’est beau mais ça reste un pays totalitaire et j’expérimente à mes dépends la censure gouvernementale, qui apparemment n’aime pas WordPress. Ni Deezer d’ailleurs, mais ça je vois pas pourquoi.

Je viens de passer mon premier week-end à Shenzhen, en compagnie (exclusive) de mon père… et bah c’était pas de la folie !

J’adore mon papa, là n’est pas la question, mais c’est pas avec lui que je me sens à l’aise pour sortir en bar, en boîte ou faire du shopping de fille (ce qui se résume à faire tout les magasins, passer beaucoup de temps à choisir, etc etc). Donc mon week-end c’est résumé à peu de choses !

Surtout qu’à Shenzhen, à part du shopping y’a pas grand-chose à faire… C’est une ville très récente, qui a genre 20 ans, avant c’était un petit village de pêcheurs, c’est aussi pour ça que c’est une ville très riche, parce que de grosses fortunes ont pu monter très vite, notamment grâce à l’immobilier. Les immeubles poussent comme des champignons, anarchiquement, ils sont très moches pour la plupart parce que les chinois ont cette manie que je ne comprends pas de mettre du grillage à leurs balcons/fenêtres… ça fait gris. La ville est en perpétuelle expansion, c’est assez étrange d’ailleurs parce que des fois t’as de superbes complex très beaux-tout neufs genre le centre commercial Coastal (avec que des marques occidentales ou presque), et juste après, gros travaux, t’as plus rien, c’est la campagne… c’est assez brutal !

Donc après un méga petit déjeuner (l’avantage de l’hôtel luxe), on part faire du shopping, et on se rend dans le quartier électronique type Akihabara au Japon. Après quelques déconvenues avec le chauffeur de taxi (qui ne nous a pas amené là où on voulait, donc on a dût revenir à l’hôtel et reprendre un taxi avec la bonne direction cette fois) on arrive… sous une pluie battante, bonjour la mousson ! On se précipite dans un building appelé SEG Electronic Center, et là BIM dans ta gueule, 10 étages de tout et n’importe quoi, des circuits électroniques au pc portable, disque durs, câbles, téléviseurs, appareils photos…et tout ça dans un désordre monstre ! En fait y’a des milliers de tout petits stands spécialisés, qui font genre 1 ou 2 produits, et ça brasse, et ça parle (et les chinois parlent… fort)(pour ne pas dire qu’ils beuglent, hahaha), et ça marchande (je déteste faire ça) sur leurs calculettes à la con (des trucs de CP), et ça fume (oui parce qu’on peut fumer n’importe où en Chine), et ça mange sur son lieu de travail… donc je vous dis pas le melting pot d’odeurs… vraiment sympa quoi. Enfin on reste dedans un bon moment quand même. Quand on sort on se fait agresser par les vendeurs de parapluies, si bien qu’on en achète un… 10 yuan, c’est-à-dire 1€. Sûrement une grosse arnaque pour eux, mais bon hein on a pas les mêmes revenus quand même ! On traîne encore un moment dans ce quartier dont la grande rue principale est bordée de palmiers à la Californienne, avant de bouger et rentrer à l’hôtel, avant d’aller à Coastal. C’est à côté de l’hôtel donc on s’y rend à pied, le quartier du centre commercial est assez sympa, parce que hyper moderne, donc cher, aussi, autant qu’en France presque… donc y’avait quasiment personne ! Aaah les paradoxes chinois… Dans ce quartier y’a aussi le Grand Théâtre de Shenzhen qui est très intéressant point de vue design (je mettrais des photos plus tard).

Le lendemain on avait pour projet d’aller à Macao, qui est à ½ heure de ferry, donc en fin de matinée on se rend au port, on achète nos billets, on passe le Boarding Gate et… le service d’immigration ? « Bah, Macao c’est pas dans le mainland ? Ah non non, il faut une entrée de visa pour revenir. Ah mais j’en ai besoin pour revenir de Honk-Kong la semaine prochaine ! Ah bah faudra en redemander une. Non non c’est mort. » Donc on est pas allés à Macao… Bon on s’est fait rembourser nos billets (600yuan quand même (bon 2 personnes aller-retour, mais quand même !). Du coup j’ai motivé mon père pour aller voir « Splendid China », un parc à thème de miniatures des plus beaux monuments de Chine et des villages représentant toutes les différentes ethnies du pays. Malgré le kitsch ambiant et le béton à peine remarqué c’était assez intéressant… Très très grand, un grand parc très vert avec de l’eau, bien aménagé, donc agréable vu la chaleur, et les miniatures étaient bien faites, c’est là qu’on se rend compte qu’il y a vraiment des choses magnifiques à voir en Chine, et ça frustre un peu d’être scotché à Shenzhen du coup ! Je veux voir la Cité Interdite, le Palais d’été, Terra Cotta, les grottes avec les Bouddhas géants, les villages troglodytes et le temple accroché à sa falaise ! Ça donne envie de voir tout ça. Bon ensuite les villages des ethnies c’était méga kitsch, avec des gens en costumes aux couleurs flashs pas du tout naturelles et des maisons en béton, mais c’est toujours sympa à voir. Après ça on se rends dans le quartier de Luohu, pour acheter des fringues, on s’y perds, on se cache dans un Starbucks, on trouve un magasin fantastique « Tout à 2yuan » ( !!), et… on trouve enfin les rues commerçantes qui m’ont rappelé le fourmillement des ruelles de Ueno ou Shibuya (mais moins classe). Sauf que trop de magasins tue le shopping, trop de chois tue le choix en fait, donc on a rien acheté. Et les chinois sont méga chiants pour le commerce, à peine tu t’approches du magasin que HOP ils te sautent dessus « Nihaooo, Helloooo », ça donne pas envie d’entrer…

Voilà, demain retour à Longang, Kengzi, le chantier… pour une vraie semaine cette fois. Nicolas Legrand devrait être là, j’espère que ça va bien se passer et que j’aurais enfin quelque chose à faire ! Sinon je me pends !

3 juillet 2009

03.07.09

Classé dans : Chine — hullabaloo91 @ 13:01

Humeur : Neutre
Musique : /

J’accuse encore le coup du voyage, cette nuit je me suis une nouvelle fois réveillée à 2h/2h30 du matin et n’ai parvenu à me rendormir que vers 4h30/5h, pour me lever à 6h30… J’ai donc très peu dormi, la journée promet d’être longue. Je rêve d’une grasse mat’ !

Enfin quoi qu’il en soit, je suis bien arrivée en Chine, et malgré quelques déboires avec sa valise, j’ai bien retrouvé mon père à Hong Kong avant d’aller sur le continent via ferry. J’ai passé ma première nuit dans un luxueux hôtel de Shenzhen, la métropole qui fait face à Hong Kong, autant dire que c’était très agréable. Mais aussi sec, le lendemain nous avons dû nous lever tôt pour nous rendre à Longgang, à 1h de route, où se trouve le site.

Je rappelle que je suis en Chine pour un stage, auprès de Nicolas Legrand, le directeur du projet Marco Polo, c’est-à-dire le développement de Sanofi Pasteur avec pour projet emblématique la mise sur pied d’une unité de production de vaccins contre la grippe. Mon problème pour le moment c’est que le Monsieur en question n’est pas là, mais à Paris, et qu’il ne revient que Lundi. J’ai donc deux jours à passer sur le site sans sa tutelle, et ça s’avère assez laborieux en fait… Son assistant, Fabien Tessier, est plus ou moins censé s’occuper de moi, mais il a l’air très peu au courant, et la première journée je suis livrée à moi-même, sans ressources ou accès internet, dans un milieu et un pays que je ne connais pas, avec des gens que je ne connais pas… Super ! Heureusement, mon père est là, il me traîne sur le chantier (avec tenue règlementaire : casque, veste, chaussures de sécurité, alors qu’il fait facile 35° degrés dehors et humide, par-dessus le marché !), et me présente un peu à ses collègues.

Mais autant dire que cette première journée, je me suis fait chier !! Vraiment idéale comme entrée dans le bain… *sick*

Le soir nous logeons dans un petit hôtel très correct à Kengzi, la ville qui jouxte le site (je ne sais pas comment fonctionne les divisions administratives ne Chine… Longgang doit être the grande ville la plus proche qui fait qu’on donne plutôt son nom au site que celui de Kengzi, ou c’est le nom du district ?). Avant d’aller manger, nous nous promenons dans la ville qui n’a vraiment rien d’extraordinaire : une grande avenue longée d’échoppes de fringues, d’électroniques, alimentaires, qui rivalisent au jeu de « celui qui mettra le volume de sa chaîne hifi le plus fort », soi-disant pour attirer les clients ! Je découvre les « boîtes en plein air »… sur une place, quelqu’un installe une chaîne hifi et les gens payent pour danser devant, mais le meilleur, c’est qu’ils font une choré ! Un peu leur Madison à eux, enfin c’est assez surprenant quand même. J’essaierais de les filmer un de ces 4 (et bien sûr j’ai oublié mon câble pour transférer mes photos sur mon PC en France… donc pas de photos avant un moment !).

Le lendemain, deuxième jour de « stage », Fabien se sent un peu plus concerné par mon cas et s’occupe de moi. Il me donne des documents à étudier pour me familiariser avec le projet, son évolution, le personnel en place, les enjeux de sécurité etc… (la newsletter en fait, assez bien réalisée), mais aussi le power point de méthode management qu’ils utilisent pour que je comprenne comment ça marche et que je commence à travailler dessus. Bon, je stresse à mort parce que j’ai l’impression qu’il me demande beaucoup (enfin lui, mais aussi Legrand qui a spécifié mon intitulé de stage…) et je ne me sens pas capable de le faire !

En fait, le boulot que je vais devoir réaliser pendant ce mois et demi en Chine c’est :

-1 : réaliser le mapping de l’organisation de tout le projet, c’est-à-dire recenser toutes les parties en présence, la hiérarchie, les liens entre les différents organismes comme la municipalité, les fournisseurs, le site de Shenzhen, etc… En gros, faire un grand tableau de tout ça, qui pourra servir ensuite aux futurs projets. Apparemment c’est un travail long et complexe, et je le sens pas super bien, parce que je ne connais pas du tout l’univers de l’entreprise donc j’ai peur de ne pas penser à telle ou telle branche, et tout…

-2 :  développer la formation management à partir de la méthode 5S sur des points divers comme la gestion des conflits, la motivation, la résolution de problèmes, les relations entre employés, la tenue des réunions, etc… dans une optique d’améliorer la cohabitation entre les deux cultures très différentes en présence, chinoise et française. Ça aussi ça me fait peur parce que le management je m’y connais pas spécialement, ça m’intéresse pas trop non plus, là aussi j’ai peur d’oublier des aspects, et tout et tout…

Résumé : j’ai envie de m’enfuir !!

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