Conversation[s]

31 octobre 2008

Un pas en avant, un pas en arrière(uh)

Classé dans : Arrosoir, Lui(s) — hullabaloo91 @ 14:40

Humeur : Bof, à tendance mauvaise

Musique : /

Hier je prends une bonne résolution qu’aujourd’hui j’ai déjà envie de foutre à la benne.

Je me dis “Morgane, pas la peine d’essayer de le draguer, tu sais pas faire, mais essaie plutôt de vraiment devenir amie avec, et qui sait ça pourra alors changer”. En gros, pas de maçonnage comme dirait Consu, mais plutôt être sympa, là quand il faut, ne pas le harceler, voir jouer la désintéressée… ça serait beaucoup plus “sain” pour moi.
Ceci faisant suite à un “Je le choppe, jlui dis tout, et si il m’envoie balader, tant pis ! De toute façon je ne l’ai qu’en “Lui”, pas en ami, alors je ne perds rien” un peu trop extrême.

Mais finalement…

Rah.

Pourquoi quand on se voit ça se passe toujours très bien, et quand on discute genre sur msn ou en sms j’ai l’impression qu’il se fout de moi mais un truc de malade… Si j’étais pas là il s’en porterais tout aussi bien quoi. Et surtout je l’emmerde à chaque fois que je le sollicite.
Super.

Dire qu’on est censés se voir demain pour ce foutu entretien de MSS… mais j’ai même pas envie quoi. Si c’est pour qu’on me fasse ressentir que je suis qu’une pauvre conne qui lui fait perdre son temps, franchement non.

Bon je sais qu’en ce moment ça va pas, grosse crise de doute sur son avenir, beaucoup de boulot, etc… Forcément ça aide pas à être aimable. Mais je sais pas j’essaie d’être gentille, de le soutenir, et lui il m’encourage pas, mais vraiment pas…
J’ai envie de laisser tomber et de le laisser se débattre tout seul avec son cafard. Na.

En temps normal un ami sur lequel je n’ai pas visées s’il me traitait comme ça mais il pourrait aller se brosser royal, genre “viens de me revoir quand tu seras de meilleur humeur, là tu me fais chier”.
Ce qui me pousse à m’interroger sur les fondements de mon attachement à ce bonhomme…

Le problème c’est que si je l’éjecte de mes pensées, j’aurais plus personne à qui rêver la nuit en m’endormant… et ça c’est mauvais pour ma santé.

27 octobre 2008

Tout envoyeeer en l’aaaair !

Classé dans : Arrosoir — hullabaloo91 @ 21:23

Humeur : Massacrante
Musique : Radio Smoke City sur Last FM, là c’est Yonderboi – Road Movie

Pourquoi c’est quand on s’ennuie qu’on a le plus envie de tout balancer, d’envoyer chier les gens, de tout casser, de hurler, d’être méchant, de pleurer, de… d’être affable en sorte.
Histoire de plus s’ennuyer ?
Mouais.
En tout cas là je m’ennuie. C’est les vacances et fatalement je m’ennuie.

1. Je suis la seule à avoir des vacances, mes potes sont en Fac
2. Il pleut des cordes à longueur de journée
3. J’ai plus un rond pour sortir
Donc je tourne en rond !

J’ai du boulot mais ça me fais chier alors je repousse au maximum. J’ai des coups de fils à passer mais ça me fait aussi chier. J’ai du rangement à faire, mais ça me fait chier tout autant. Et des gens à voir que j’ai pas envie de voir, aussi.
Le pire dans tout ça c’est que je me fais chier à me faire chier. Glamour.

N’importe quoi, n’importe qui me met de mauvaise humeur.
Même mes potes. Bon pas tous. Mais ceux qui s’amusent et qui me le disent, j’ai envie de les claquer. Mais je le fais pas, je le regretterais.
Même Lui il me fait chier. J’ai envie de lui balancer que je le kiffe et tant pis si la réponse me plaît pas. Histoire que ça ça soit fait quoi. Mais je le fais pas parce que ça me ferait chier que ça me plaise pas, et je m’en voudrais.
J’en ai marre qu’il voit rien, j’en ai marre qu’il soit pas intéressé, j’en ai marre d’être “qu’une pote”, genre t’es sympa mais… non, j’en ai marre d’être une romantique, jveux être une salope qui choppe en boîte comme mes potes de Gre’…
Mais quelle cata, mais quelle cataaaaa !!!!!!

Je tourne en rond dans ma maison, complètement congelée, si bien qu’à 22h je pense que je vais aller me coucher. Mais j’ai rien pour m’occuper l’esprit dans mon lit, et je vais me faire chier. J’aurais dû prendre ma DS…
C’est terrible, c’est terrible, c’est terrible.

Je cogite même plus, je deviens un légume, je sais même pas pourquoi je m’habille le matin, pour qui…
L’ennui constitue 50% de mes occupations. Le reste c’est 25% soirées pour oublier, 25% boulot pour oublier aussi, mais s’ennuyer aussi…
DE-PRI-MANT.

Et dire que je peux m’en prendre qu’à moi-même. J’ai besoin d’un bouc émissaire ! Sur qui cracher ma bile, taper dessus, hurler à en crever les tympans. Ça devrait pouvoir se louer…>< Ça irait peut-être mieux après ?

Tss.

19 octobre 2008

Our Body

Classé dans : Addictions, Lui(s) — hullabaloo91 @ 12:09

Humeur : Bonne
Musique : Kenna – Say Goodbye to Love

Hier je suis allée voir avec Lui (un autre, mais pas nouveau) la controversée exposition hébergée par La Sucrière à Lyon : “Our Body”.
La polémique tourne autour de l’origine des “oeuvres”, qui sont, ceux qui n’en n’auraient pas entendu parler, des cadavres humains.
Ouioui.
Conservés grâce à une technique d’”imprégnation polymérique” ces corps de chinois donnés à la science (là réside tout le problème) sont comme “fossilisés”, fixés pour l’éternité dans des positions particulières ou un certain état.
Pour certains c’est de l’art, pour d’autres non, pour encore d’autres c’est un manque de respect envers ces morts, blablabla. Ça fait gros débat, La Sucrière a été la seule salle française à accepter cette exposition tellement c’était risqué, tellement… on est pas sûrs de la provenance de la marchandise, si j’ose dire.
Théoriquement ces chinois ont offerts leur corps à la science et tout est réglé par la loi chinoise : rien n’est illégale.
Mais on a tous plus ou moins confiance en la loi chinoise qui en matière de violation des droits de l’homme (la Chine, pas forcément la loi chinoise en soi, mais ce qui est sur le papier n’est pas toujours bien appliqué…), donc de folles rumeurs cours : se serraient des condamnés à mort qui n’aurait jamais donné leur avis sur la question, etc…

Bref.
Mon avis sur la question est simple :
-Oui on est pas sûr de s’ils étaient d’accord, si la Chine fait preuve de bonne foi, si, si, si…
-Oui ça fait chier de payer 13.50€ en tarif étudiants (ouioui) pour que ça aille dans les poches de quelqu’un qui est peut-être dans l’illégalité
-Mais ça fait 30 ans qu’elle tourne cette expo, c’est un peu tard pour se poser la question, et de toute façon ces cadavres sont… “irréstituables” à leurs familles, si tant est qu’elles veuillent les récupérer
-Et imaginez que ce soit vrai, qu’ils aient vraiment donné leur corps à la science et que cette exposition est tout à fait licite, donc qu’on fait chier notre monde pour des suspicions idiotes et infondées

Bref. On ne sait pas. On ne saura certainement jamais. Donc au lieu de se prendre la tête avec des questions insolvables (“quand y’a pas de solution c’est que y’a pas de problème”), ouvrons-nous au monde, et surtout à nous-même.

Parce qu’elle est très bien cette exposition.
Elle n’a RIEN d’artistique, parce qu’on ne peut pas trouver une démarche, à part peut-être pour quelques cadavres entiers mis dans certaines situations, et parce que l’exposition, comment elle est organisée, comment sont présentés les corps/organes/parties, ne fait pas penser à une exposition “artistique” au sens strict du terme.
C’est organisé en salles type : “Système cardio-vasculaire”, “Système respiratoire”, “Reproduction”, etc… Il y a genre 2/3 cadavres par salles, de cadavres entiers je veux dire, et tout autour des petites niches nous expliquent le système en question en nous montrant des “pièces rapportées” des systèmes en question, avec pleins d’explications techniques et tout.

Donc ça ressemble plus a une exposition scientifique/anatomique que artistique.
Et j’ai appris des choses !
Et c’est surtout pas gore du tout. A part la peau. Mais bon, on ne s’y attendais pas, et ça nous a fait un effet assez…bizarre.

Et c’était pas romantique du tout, of course. Morgane m’a tannée avec ça :”Ouah j’ai rencard et je l’emmène voir des cadavres, glamour !”…
Oui je sais je sais je sais, je sais pas m’y prendre.
Et n’empêche que je mourrais d’envie de lui prendre la main et de l’enlacer toute la soirée, du coup. Malgré l’expo. Comme quoi ça ne touche pas la libido. Hahaha.
Parce que après l’expo, Monsieur me demande ce que je fais. Mes parents m’avaient appelés avant (ce qui m’a valu les foudres d’un gardien, pas droit au portable allumé… sick) pour me dire qu’ils allaient au ciné donc j’allais rentrer et manger toute seule. Je lui dis, il me propose de manger en ville avec lui et un pote avec sa copine. Chouette.
Et il est trop gentil. Il me reparle de l’Angleterre (et là y’en a qui savent qui c’est), que ça le faisait trop chier que ça se soit pas fait, et me le repropose pour Février… whou ! M’offre mon ticket de tram’ (je sais c’est pas grand chose mais j’avais assez pour me le payer). On discute bien alors qu’en venant j’avais peur des blancs, on rigole bien, bref c’est une chouette soirée.
Après le restaurant je loupe mon dernier bus et du coup je me joins à lui et ses potes pour aller au ciné, à côté de lui là encore je meurs d’envie de lui prendre la main et tout, mais là encore le contexte n’est pas à la chose : on regarde “Tonnerre sous les Tropiques” (très marrant soit dit en passant).

Bref.
Et j’ai rêvé de Lui toute la nuit.
Tss.
je suis trop prévisible.

4 octobre 2008

Take the sun to shine for me

Classé dans : Addictions, Arrosoir — hullabaloo91 @ 17:37

Humeur : Blues
Musique : Oasis – The shock of the lightning

Certains vont peut-être penser que je comble avec du “vide”, mais que voulez-vous c’est la récession.

Encore un samedi après-midi vide, pluvieux, froid, alors que j’aurais pu me bouger pour aller voir l’exposition “Our Body” si controversée à La Sucrière qui se termine le 25 du mois… mais bon.
Après-midi vide si ce n’est mon obsession, si ce n’est le boulot, si ce n’est Mozez.

Mozez ?

Si vous connaissez et aimez Zero 7, alors vous connaissez et aimez Mozez. Un seul album à son actif mais

quel album… une perle de la première à la dernière piste.
Et une chanson qu’il m’a envoyée, “Spinning Top”, que j’ai écouté distraitement et qui m’a terriblement touchée, un étrange sentiment de tristesse m’a envahie alors que je l’écoutait, qui m’a prise en traître. Je ne m’y attendais pas, ça m’a presque choquée parce que je ne suis pas habituée à ressentir ça avec des chansons (même si certaines dérogent à la règle -pour mieux la confirmer-).

La chanson en question pour le plaisir de vos petites oreilles :

Spinning Top – Mozez

Et les lyrics :

“Spinning top, don’t stop
Working your way back through time
Spinning wheel, don’t feel
The rigours of my wandering mind

I don’t wanna think no more
Keep me driving through
I don’t wanna hear no more
The voices I once knew

Spinning top, don’t stop
I don’t be without you, no
Spinning wheel, don’t feel
This feeling that sometimes gets you down
Spinning top, keep going
Freedom is somewhere out of time
Spinning wheel, keep turning
Until our destiny is one

The sun drifts behind
Summer’s early, winter’s now in June
The world’s still hangs out
It’s losing face, falling down
Grey clouds embrace the dawn
Rainfall breaks the winter’s song
Fading now in wondrous view
Not a trace, no me, no you

I don’t wanna think no more
Keep me driving through
I don’t wanna hear no more
The voices I once knew

Spinning top, don’t stop
I don’t be without you, no
Spinning wheel, don’t feel
This feeling that sometimes gets you down
Spinning top, keep going
Freedom is somewhere out of time
Spinning wheel, keep turning
Until our destiny is one

Yeah-e-yeah-e-yeahhhhh
Going round again
Yeah-e-yeah-e-yeahhhhh
Spinning round again, mmm-hmm
Yeah-e-yeah-e-yeahhhhh
Another day again
Yeah-e-yeah-e-yeahhhhh
Spinning round again

Spinning top, don’t stop
I don’t be without you, no
Spinning wheel, don’t feel
This feeling that sometimes gets you down
Spinning top, keep going
Freedom is somewhere out of time
Spinning wheel, keep turning
Until our destiny is one

Spinning top, don’t stop
I don’t be without you, no
Spinning wheel, don’t feel
This feeling that sometimes gets you down
Spinning top, keep going
Freedom is somewhere out of time
Spinning wheel, keep turning
Until our destiny is one”

3 octobre 2008

Psychological Hole

Classé dans : Arrosoir, Lui(s) — hullabaloo91 @ 22:13

Humeur : Indéfinie
Humeur : Hooverphonic – Battersea

Etat dans lequel on se trouve après une séparation qui conduit à s’attacher à n’importe qui et/ou n’importe quoi pour combler le vide brusquement établi.” © Mike

Si je dis que je suis en “psychological hole” depuis 4 ans je vais passer pour une idiote.
Mais je pense aussi que ce n’est pas le cas. Pas complètement.
Même si techniquement la définition colle, le délai est dépassé. Périmé.

I don’t know how to feel ’bout that …
A propos de Lui autant qu’à propos de moi.
Je nage en eaux troubles. J’ai un passé, je vis constamment avec, et je ne peux que l’oublier de temps en temps. Jamais l’effacer. Mais parfois j’aimerais tant.

“Grandes décisions, grandes destinées” hein ?
Je me demande souvent ce que je serais devenue si je ne l’avais pas rencontré, si je ne l’avais pas aimé, et tout le reste. Mais il m’est impossible de m’imaginer autrement, on ne peut pas refaire l’Histoire autant qu’on ne peut réécrire son passé, autant qu’on ne peut s’en refaire un, même en songes.

J’essaye de relativiser.
Ce ne sont que des périodes. Viendra une, prochainement, ou j’oublierais à nouveau. C’est presque mécanique.

Le fait est que 4 ans plus tard j’y pense toujours. Ça veut dire que y’a un sérieux problème.
Le fait est que Lui n’y pense plus du tout. Je me demande même s’il considère cette période comme étant “worth to remember”, s’il me considère comme moi je le considère. Mais j’ai bien peur que non. Et cette dissymétrie ça me travaille beaucoup. Je me sens conne.

Le pire c’est qu’on s’entend super bien maintenant. On se parle tout le temps… enfin Il me parle tout le temps (j’ai jamais grand chose à dire). Ce qui ne m’aide pas à oublier.
Mais à relativiser, plus.

BREF.

Revenons à la définition en soi : Le vide de la séparation chez moi est toujours béant. Voilà ce en quoi je suis en état de “psychological hole” perpétuel. J’essaye de le combler avec n’importe qui qui ferait l’affaire, mais je n’y arrive pas. Peut-être parce que le choc m’a  faite m’enfermer dans une coquille dont je refuse de sortir à présent, même si je sais que je devrais.

Je comble avec la musique, avec mes études, avec mes plantes vertes, avec tout et n’importe quoi, mais ça suffit jamais… Je m’occupe l’esprit, parfois je l’oublie, ce trou, mais les moments de solitudes m’y ramènent sans cesse. Et ils sont si nombreux…

J’ai l’impression d’être continuellement triste. Juste l’impression. Parce que je sais que ce n’est pas le cas. Je ne suis pas au bord du gouffre.
Je sais juste que chaque soir, en rentrant, je déprime dans le tramway, je me soigne en cuisinant et en écoutant la radio, en jouant au solitaire (*sick*), et surtout en allant me coucher… Je voudrais dormir tout le temps. Rêver tout le temps. Comme ça j’y pense pas.

J’ai besoin d’en parler, j’ai besoin de conseils, qu’on m’aiguille, qu’on me foute une claque je sais pas, quelque chose. Réveillez-moi.

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