Humeur : Neutre
Musique : Overseer – Meterology
Avec tout ça je n’ai pas pu faire le point sur ce voyage d’un mois au pays du Soleil Levant. Mes impressions de retour se sont étiolées avec le temps, mais finalement c’est peut-être positif, il ne reste que le plus marquant, le plus important.
Je n’ai pas vraiment eu le temps de souffler en revenant. Après une journée de retour agitée, entre astiquage de la chambre, rangeage d’affaire, tentatives désespérées de fermer ma valise et de ne pas avoir trop de bagages à main (Airfrance n’en autorisant que 2 -dont un PC-), un trajet jusqu’à la gare se profilant… type parcours Rambo (valise de 23kg + 3 bagages à mains chargés à bloc) -heureusement un suédois du guest house que je connaissais est venu à ma rescousse, il partait lui aussi à la gare, et galant comme il est il m’a porté ma valise et un bagage à main !-, j’étais presque heureuse de prendre l’avion. Rush à l’aéroport car je devais absolument acheter un truc en duty free pour ma moman (des produits Shiseido), en bagage à main donc forcément pas dans les boutiques de l’aéroport mais dans celles après le contrôle “immigration”. Je trouve, j’ai mon avion, je suis tout au fond assise à côté d’un gars venu avec un pote qui jouait avec lui au foot sur psp quand il ne dormait pas (un beauf/geek : génial… super pratique aussi quand on veut se lever, et lui super aimable à rechigner quand je demande…quand il dors, ouais mais bon c’est comme ça le côté couloir coco…). Cette fois je demande mes nouilles instantanées, ma télé fonctionne et je peux enfin regarder mes films en entier (Lilo & Stitch, Kung-Fu Panda et Narnia 2 -qui dure super lgtps !-), mais je ne dors pas mieux pour autant. Le voyage est long… terriblement long, et quand j’arrive à CDG c’est pour une correspondance, de 4h du mat’ à 7h30 -j’ai un peu rattrapé mon retard sur les “sièges-lits”, l’avantage d’arriver “tôt”-. Je prends ma correspondance pour Lyon, tout se passe bien, et à l’arrivée on vient m’accueillir bien fraîche après 13h d’avion et sûrement 24h sans sommeil (ce qui est très dur pour moi).
A Tokyo j’étais un peu triste de partir mais j’en avais envie quand même, hâte de retrouver famille, amis, chambre, lit et piscine… mais j’arrive, il pleut. Cool. J’ai rêvé de plonger dans ma piscine tout le mois de Juillet sous la chaleur lourde du Japon, et quand j’arrive en France j’ai juste envie d’un thé bien chaud. Hahaha *rire jaune*.
Mais de toute façon ce temps de merde je n’allais pas le supporter longtemps, puisque je repartais 2 jours après à Malte. Autant vous dire que la perspective d’un nouveau voyage en avion ne m’enchantais pas, mais bon, j’allais pas me plaindre quand même !
Ce qui fait que “l’après-coup” je ne l’ai pas vécu. A peine rentrée déjà repartie, autre pays, autre culture, autre immersion, et pas le temps de dire “ouf”.
Et maintenant, qu’est-ce qu’il en reste ? A part un daruma, des noren, des poissons en papier qui se gonflent comme des ballons, des babioles de partout, un millier de photos et quelques affiches ? (vous allez me dire, c’est déjà pas mal).
Oui mais comme impressions. Tout le monde me demande “Alors c’était bien le Japon ?”.
Bah oui c’était bien, mais j’ai vu tellement de choses que c’est dur de commencer quelque part. C’est inracontable, à part au jour le jour comme je l’ai “presque” fait, ou devant les photos.
Finalement j’y ai trouvé ce que je cherchais, j’avais des images de ce pays en tête, j’avais peur d’être déçue, j’avais peur que Tokyo m’étouffe, comme Paris ou New-York m’ont étouffées, mais en fait tout c’est bien passé. J’ai trouvé ce mélange saisissant de moderne et de traditionnel, j’ai vu les petites mamies toute courbées, des jolies jeunes filles en yukata, j’ai vécu la quiétude des temples et l’assourdissement de Shibuya, j’ai habité un quartier résidentiel, avec tout ce qu’il y a de différents des gros quartiers animés type Shinjuku ou Ikebukuro, j’ai vu des vieilles choses, j’ai subi les questions politiques à la fermeture des jardins impériaux (l’empereur exite vraiment, ce n’est pas un mythe ! :p), j’ai aussi subi les heures de pointes dans le train où on est debout tout serrés après une journée harassante, j’ai vu les japonais dormir n’importe où, j’ai flâné dans Ueno de nuit comme de jour et je suis montée sur la tour de Tokyo, j’ai découvert les combini 24/24 et les distributeurs de parapluies, j’ai fait du karaoké et du bu du saké avec des japonais(es), me suis extasiée sur pleins de trucs mignons et inutiles, j’ai mangé assise dans les restaurants ou face à moi-même, me suis perdue dans Akihabara, ai vu le Mont Fuji (à défaut de l’avoir grimpé) et fait des feux d’artifices au bord de la rivière Edo…
Bref.
Il me reste pleins de supers souvenirs qui vont sûrement m’habiter très longtemps, j’ai rencontré pleins de gens extra avec qui je suis toujours en contact, j’ai pris mon pieds, en fait, et j’ai bien envie de recommencer :p !!