Conversation[s]

31 juillet 2008

J+22 – Sumidagawa Hanabi

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 05:44

Humeur : Indéterminée
Musique : Cowboy Beebop OST – Pushing the sky

Le samedi soir à Tokyo dans le quartier d’Asakusa ont lieu les feux d’artifices au-dessus de la rivière Sumida qui traverse la capitale. C’est un des plus gros de l’été -qui voit s’enchaîner les feux d’artifices- (ou Hanabi en japonais), ce qui fait qu’énormément de monde s’y est rendu, réservant sa place longtemps à l’avance sur les berges de la rivière. Tout Tokyo s’y était rendu j’ai l’impression, tellement il y avait du monde !

C’est l’occasion de sortir les yukata pour les filles et les garçons, et c’était vraiment très plaisant de voir défiler tout ce beau monde en costume traditionnel très coloré pour les filles, plus terne pour les garçons.
Moi bien entendu je m’y suis rendue, mais pas en yukata. Je devais rejoindre Leïla là-bas avec des amies françaises. je n’ai pas pu m’y rendre avec elles vu l’heure très tardive à laquelle je me suis levée (on avait fait la fête en izakaya et karaoké la veille…), elle m’avait donc laissé un mot avec un numéro de téléphone à appeler pour les retrouver.

Je me rends à Asakusa donc, sur les coups de 16h30-17h00, le métro plein, inévitablement, je me trompe de station, je cherche un téléphone, ne comprends pas comment ça marche, me rends compte que ce n’est pas la bonne station et retourne dans le métro. J’ai récolté un éventail publicitaire très chouette au passage quand même :)
Arrivée à Asakusa je trouve un téléphone, comprends comment ça marche et appelle. Je tombe sur Mathilde, qui me passe Leïla, qui me dit où aller de façon assez… vague.

Résultat 4 ponts et des centaines de mètres plus tard je rappelle, on ne se situe ni l’une ni l’autre : c’est la merde. J’ai droit à Mathilde au téléphone qui me dit qu’il faut traverser la rivière, ensuite la rappeler pour mieux situer.
Merci Leïla de ne pas m’avoir dit l’essentiel… traverser ! Depuis 30min j’arpente le mauvais côté…

Arrivée de l’autre côté je ne trouve pas de téléphone, je remonte la rivière. Je sais qu’elles sont sur les berges, le problème c’est que là où je suis les berges ne sont pas accessibles… Quand je trouve un téléphone la rue est barrée et le policier refuse que je passe pour passer juste un petit coup de fil… Enragée et commençant à péter grave un câble à cause de cette histoire (et parce que j’ai faim et soif aussi), je continue ma route sans trop d’espoir… et je trouve un téléphone, ouf !
Re-Mathilde qui me demande d’avoir un japonais au téléphone pour qu’on me situe et me dise où aller, je choppe un policier très charmant qui aide à me localiser, j’apprends que je suis très loin, et que depuis le début je suis allée dans le mauvais sens… putain Leïlaaaaa !!! Quel sens de l’orientation POURRI. je la maudis en pensée.

Je pars donc pour une loooongue remontée, cherchant un poteau n°372. J’arrive sous l’autoroute, et là des berges sont accessibles… mais un monde fou s’y presse !! J’essaye de me frayer un passage et je vois un poteau… numéro 304…la vache, je vais devoir remonter trèèèès loin !

Tout à coup le feu d’artifice commence, moi je suis sur un escalier complètement bloqué en train d’essayer de remonter les berges, mais j’ai de la chance je suis juste en face de la zone de tir des feux d’artifices et je vois très très bien !
Tant pis pour elles, je reste là en attendant la fin.

Le feu d’artifice est tout simplement superbe, il en met plein la vue, et l’atmosphère très enfantine et joyeuse qui règne dans la foule rends de bonne humeur. On s’extasie devant le moindre feu d’artifice à coup de “wuaaaaaaaah” “Sugeeeeee” à rallonge, et même moi je m’y met.

J’ai pris des photos et quelques films, mais ces derniers sont dans le mauvais (et les remettre dans le bon est très long, je le ferais plus tard), et les photos ne rendent pas très très bien. Alors juste quelques unes (photos sans flash, et pas de zoom ^^) :

Pour vous montrer l’état d’encombrement des bords de la rivière !

A la première “pause” dans les feux d’artifices, je décide de repartir pour retrouver mes compatriotes. Je me fraie un passage difficile dans le foule, et pour aller plus vite je décide quitter les berges et de prendre une rue parallèle.

Je marche longtemps… très longtemps… j’entends derrière moi les feux d’artifices qui recommencent, je croise de moins en moins de monde…alors je décide de retourner sur les berges. je trouve un petit passage et je vois un poteau… numéro 444. Putaaaaain !! Alors je redescends la rivière, heureusement dans ce coin il y a moins de monde, on avance bien. Je me rends alors qu’il a deux feux d’artifices, là je suis à celui de Asakusa, mais avant j’ai vu celui du Ryogoku, le quartier juste en-dessous.

420, 400, … 380… et enfin je trouve le 372 ! Soulagée je fais très attention, je regarde les gens, cherche Leïla, j’avance, j’avance jusqu’au 370. Mince, j’ai trouvé personne ! Je retourne en arrière, et au poteau 372 une blonde m’interpelle… “Morgane ?”

C’est Alice une des francophones du groupe, mais que je n’avais jamais vue (la seule que je connais est Leïla). Aaaah enfin !! Je les ai trouvées ! Je demande où est Leïla, et elle m’attends toujours je ne sais où. On l’appelle, et elle revient.

Quelle aventure ! Je suis affamée, assoiffée et j’ai mal aux pieds, mais je les ai retrouvées.

Mais le point de vue d’ici est moins bon que celui où je me trouvais avant, je fais un zoom, et on entends moins fort les feux d’artifices éclater, l’ambiance qui en résulte est plus calme.

En tout les feux d’artifices auront duré 1h30, rien à voir avec nos feux d’artifices français ! Et c’était franchement les plus beaux que j’ai jamais vu. J’essayerais de mettre les vidéos plus tard, mais l’effet est forcément moins saisissant qu’en vrai…

29 juillet 2008

J+21 – Yanaka

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 14:56

Humeur : Fatiguée
Musique : Samurai Champloo OST – Battlecry

La suite de la visite du quartier de Yanaka.
Après avoir passé un bon bout de temps à errer dans le cimetière, j’ai fini par sortir, et par chercher un temple indiqué dans le Routard comme étant le “temple aux jizos”, Jyomyo-ji. Ayant un lien affectif avec ses petites statuettes depuis que j’ai ai incarné une (la “Verité” !), je voulais absolument passer le voir, notamment à cause des quelques 84000 jizos qui s’y trouveraient !!!
J’ai pas mal tourné avant de me rendre compte -inévitablement- qu’il était juste à côté du pâté de maison que je passais au peigne fin… mais je l’ai trouvé !

Je ne suis pas allée les compter ! xD Dites vous qu’il y en aussi sur les murs…

L’intérieur du temple devant lequel on vient prier en balançant de la monnaie dans un espèce de bac et un frappant dans ses mains.

Pas très loin du temple Jyomyo-ji il y avait le temple Tenno-ji, qui entre dans le parc de Ueno. Mais vu sa proximité avec Yanaka j’aurais tendance à l’imaginer en-dehors du parc de Ueno, surtout que j’ai pas vu un seul bout de parc là-bas. Bref, un très beau temple tout en bois “brut” -non coloré quoi-, ça sentait bon !

J’ai ensuite croisé une annexe au musée Shitamachi de Ueno dont je vous ai déjà parlé. Il s’agit d’une ancienne échoppe à saké. C’est vraiment cool ces reconstructions je trouve.

Ensuite voilà quelques photos éparses du quartier de Yanaka et de ses innombrables temples dont je n’ai absolument pas noté les noms… Ils se ressemblent à peu près tous, juste certains étaient plus grands, donc plus agréables que d’autres (parce que certains étaient vraiment tout petits !). Sinon en soi c’était un plaisir d’arpenter ce quartier, que des petits bâtiments, des échoppes traditionnelles, toutes petites aussi, des petites rues, des temples -of course-, bref vraiment un vieux quartier, beaucoup plus qu’Asakusa ! J’y ai vu une “Neko-ya”, un magasin-chat, ils ne vendent que des babioles en forme de chats ou avec des motifs de chats !! J’ai craqué… :p

Je suis restée longtemps dans ce temple-ci. J’avais très chaud, mal au bras à cause de mon sac et mal aux pieds, et un abri à l’ombre c’est proposé à moi… et à ma canette de Ginger Ale (Canada Dry). J’étais seule, c’était silencieux, on entendait juste les oiseaux. C’était vraiment très paisible et ça m’a fait du bien.

Voilà pour Yanaka ! C’était une chouette balade, un aspect romantique si seulement je n’avais pas été complètement seule pour le visiter, héhé… Après j’ai voulu aller au Tokyo Bunka Kaikan, le musée d’art japonais, à Ueno, mais les musées ferment vachement tôt au Japon : à 16h30-17h ça fermait ! C’est aussi valable pour les temples en général, qui ferment tôt, et les boutiques dans les petites quartiers aussi. C’est assez frustrant parfois.

27 juillet 2008

J+21 – Cimetière de Yanaka

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 09:09

Humeur : Bonne
Musique : Toto – Africa

Le lendemain je me rends dans le quartier de Yanaka, juste au-dessus du parc Ueno, et pas loin du tout de Matsudo. Le quartier est connu pour son immense cimetière, et pour le fait qu’il a échappé aux incendies du tremblement de terre de 1923, ce qui lui a permis de garder un cachet ancien très agréable. C’est le quartier des temples aussi, il y en a énormément, à chaque coin de rue presque !
Comme j’ai pris beaucoup beaucoup de photos je vais découper cet après-midi en deux : le cimetière, et le quartier avec les temples.

Le cimetière :

C’est con mais je vais commencer par un temple, mais c’est la première chose que j’ai faite avant d’enter dans le cimetière, et comme il le borde on va dire qu’il rentre dedans ! C’est le temple Tenno-ji, très visité par les personnes qui rêvent de gagner à la lotterie. On y trouve un Bouddha qui ressemble à celui de Kamakura, mais là il était en rénovation… dommage !

Maintenant entrons dans le cimetière de Yanaka… qui est un endroit très agréable, mine de rien. Très apprécié lors de la floraison des cerisiers paraît-il, et sûrement très fréquenté pour Obon (la fête des morts, en août). Les cimetières japonais sont assez différents des français, pour la forme des tombes essentiellement, mais vous allez voir de vous-même.

Je me demande ce qui est marqué sur ces grandes plaques de bois, ce ne sont pas les noms, trop longs… peut-être des sutras ? ou des messages plus personnels ? En tout cas il y en a vachement, de partout ! Et comme ils tiennent dans un petit “anneau” de métal, dès que y’a du vent ça claque, et ça fait un peu flipper…lol.

Alors ces grandes plaques gravées ne sont pas des tombes à ce que j’ai compris, mais sont destinées à apaiser l’esprit des morts par des sutras ou quelque chose du genre. J’adore la “police” utilisée ^^

En tout cas il faisait très chaud, et l’ombre des nombreux arbres du cimetière était plus que bienvenue ! Je n’ai pas croisé grand monde, juste un employé à un moment qui venait entretenir les tombes, et quelques personnes sur l’artère principale (une route traverse le cimetière qui n’est pas fermé). J”ai lu que l’écrivain Natsume Soseki est enterré là, mais faute de carte je n’ai pas pu trouver sa tombe… Un Tokugawa est aussi enterré à Yanaka, mais le mausolée était fermé. Dommage ! J’aurais aimé voir la tombe d’un Shogun.

J+20 – Ryogoku

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 07:21

Humeur : Bonne
Musique : The Kooks – Stormy Weather

Après la journée un peu râtée aux jardins impériaux, j’ai décidé d’aller visiter le Ryogoku, quartier du sumo, et son musée Edo-Tokyo Museum qui jouit d’une très bonne réputation auprès du Routard et de ma prof de japonais.

Edo-Tokyo Museum est un bâtiment très imposant, très design en forme de… panier renversé ? Comme il est gigantesque j’ai pas pu avoir un vue complète, mais voici après à quoi il ressemble :

Il porte sur l’histoire de Edo/Tokyo en tant que capitale du Japon, comment elle l’est devenue, comment elle s’est développée ensuite en tant que telle (urbanisme, démographie), les épreuves qu’elle a traversée (tremblements de terre, incendies, guerres), etc, et c’était vraiment très intéressant. Encore un musée très très fourni qui vous bouffe tout l’après-midi ! Cette fois j’ai pris des photos, même si globalement elle rendent mal à cause du flash non autorisé, mais ça donne un aperçu (très floues en général… sniff).

La visite commence au 6° étage, et on descend ensuite de façon chronologique. La musée est très fourni en maquettes vraiment très bien réalisées, avec beaucoup de détails, et aussi en reconstruction grandeur nature (ou presque) de certains bâtiments.

Exemple d’une maquette, on voit aussi en fond un pont, c’est le pont Nihonbashi, reconstruit taille réelle. La maquette en elle-même est, si je me rappelle bien, celle du “palais” d’un Daimyo (un grand seigneur d’après ce que j’ai compris)(mais apparemment pas le Shogun ? si quelqu’un peut m’éclairer).

Bon comme les photos rendent mal j’ai fait une vidéo pour vous montrer le “devant” du palais.

Une maquette de l’Edo d’autrefois.

Une carte d’Edo en 1632.

Tokugawa Ieyasu. La famille Tokugawa restera à la tête du shogunat jusqu’à sa disparition en…1868 ?

Un étendard japonais, que l’on brandit lors des guerres. j’ai jamais su quelle était l’utilité de ces choses là (peut-être mystique ?), parce que quand on est dans la mêlée ça ne sert pas à savoir qui est qui, et juste avant on sait bien avec qui on est. Enfin je trouve celui-là très chouette, c’est marqué “cinq” dessus en kanji.

Une lanterne en papier :)

Il y avait tout une section consacrée à la littérature et surtout à comment la population accédait aux livres, à la censure, etc… J’ai notamment appris qu’il existait des prêteurs de livres, dans le même principe que les bibliothèques en fait, qui permettaient au plus grand nombre l’accès aux livres, car s’acheter un livre était extrêmement cher. j’ai aussi appris qu’il y avait différentes sortes de librairies : celle qui ne font que vendre, d’autre que publier, d’autres qui prêtent, d’autres qui prêtent et impriment, d’autres qui font tout, etc… et avec des noms différents pour chacun. Je m’en veux de ne pas avoir pris de notes !

Reconstitution d’un célèbre “prêteur de livres” de Edo. Comme il y avait pleins de petits personnages très détaillés, j’ai fait une vidéo pour tous les montrer :

Un peu comme à Shitamachi il y avait aussi des reconstructions de maisons d’époque, surtout des plus modestes, et j’ai appris que, comme elles étaient en bois et les portes en papier fin et brûlaient donc très facilement, elles portent un nom qui voulait dire “maisons qui brûlent”… Joyeux !

L’ancienne monnaie d’Edo, très imposante en taille, sûrement lourde aussi. Apparemment c’était le bazar à l’époque, car il y avait certaines marchandises évaluées en or, d’autres en argent, d’autres en cuivre, et selon la provenance ça pouvait aussi changer. Genre : le riz est compté en argent (je dis ça au pif) mais s’il vient de Kyoto il est compté en or. Gros marché de change en somme.

Une temple portatif pour les parades.

Le port.

Des kimonos d’été, très légers et transparents (donc à mettre au-dessus de quelque chose).

Reconstitution d’un théâtre et d’un pièce de Kabuki (dont je ne me rappelle pas le nom). En parlant de Kabuki je vais certainement aller en voir, puisqu’on peut ne pas assister à la pièce en entier, mais y aller par actes (une pièce dure 5h…).

Un temple portatif, beaucoup plus grand que le précédent. Et un petit film pour vous montrer une maquette de parade avec ce genre de truc :

L’acte de reddition ! Je ne sais pas si c’est l’original, mais ça m’a bluffée quand même… je ne m’attendais pas à le voir en fait. Dans la section “Seconde Guerre Mondiale” il y avait une vidéo sur les bombardements américains de la ville assez dure… je ne savais pas que Tokyo avait été autant bombardée et que ça avait fait autant de victimes. On en parle pas trop de ces bombardements.

Là dessus se finit le musée, j’ai fait un tour à la boutique, bien sûr, et je me suis achetée des petits poissons en papier à accrocher très mignons :3

Après Edo-Tokyo Museum, retour à la réalité avec la chaleur étouffante de l’extérieur (alors que j’avais froid à l’intérieur !) pour aller voir le stade de sumo qui a donné son nom au quartier, et qui est juste à côté. Dans le stade (qui est actuellement “fermé” car ce n’est pas la saison du sumo -dommage je serais bien allée en voir, mais c’est très cher-) se trouve un tout petit musée du sumo, gratuit (et pendant la saison, il est réservé à ceux qui ont un billet). Pas de photos mais c’était chouette de voir tous les champions de sumo depuis… très longtemps (avant la photographie !), il y en avait qui n’était pas gros du tout !! Il y avait aussi des calligraphies de leur nom, et en guise de signature leur main pleine d’encre plaquée sur le papier… effet garanti, sacré paloches !!

Après je suis allée un peu plus bas dans le quartier pour aller au musée Fukagawa-Edo, qui est dans le même principe que celui de Shitamachi, reconstruction d’un vieux quartier. Mais les choses se sont gâtées… Je devais trouver un distributeur car je n’avais plus de liquide (j’ai d’ailleurs dû renoncer à un poulpe en papier au musée, sniff), et pas moyen d’en trouver un qui accepte ma carte ! Le problème c’est que je n’ai plus assez d’argent sur ma carte Suica pour repartir, je suis donc bloquée là… J’ai trouvé le musée mais n’ayant pas de liquide je n’ai pas pu aller le visiter. Enfin je me suis baladée dans le quartier qui est très sympa, j’ai même croisé un ravissant petit temple très vert.

Finalement j’ai trouvé un distributeur à la poste, pas très loin de la station de métro, et j’ai pu rentrer, mais ça m’a fait bien paniquer quand même cette histoire !

26 juillet 2008

J+19 – Jardin Impérial et Yasukuni shrine

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 05:19

Humeur : Neutre
Musique : The Servant – Cells

Encore levée tard, j’ai le choix entre les jardins impériaux et le quartier de Ryogoku avec le musée Edo-Tokyo… en considérant le temps de trajet et le temps de visite, j’opte alors pour les jardins malgré la chaleur étouffante qui règne dehors…
Je prends donc le train jusqu’à la station Tokyo (eh oui il y a une station avec ce nom là !), et l’environnement quand on sort est impressionnant… que des hauts buildings, ça donne le tournis quand on veut voir le bout, et ça fait mal aux yeux, mais heureusement le “vide vert” que constitue le domaine impérial au coeur de Tokyo n’est pas loin.
Il est plus d’une heure et il se faim, alors je m’arrête sur une petite place avec des fontaines juste avant les jardins, tout à fait charmante. Très design, j’étais assise sur un gros cylindre de marbre ou simili… j’ai appris plus tard que c’était une fondation, mais alors pour quoi, no idea.

En même temps un aperçu du quartier :

Mais je suis malchanceuse, et quand je suis arrivée à l’entrée de la partie visitable des jardins impériaux, c’était fermé ! Ce n’était pas un jour de fermeture pourtant, et l’heure n’était pas encore à la fermeture, mais apparemment parfois certaines “affaires impériales” nécessitent la fermeture du domaine à tout touriste… flûte. J’ai donc juste fait le tour des “Jardins de l’Est” dans le but d’aller jusqu’au temple Yasukuni (le fameux), complètement de l’autre côté. J’ai donc longé les douves, mais avec un temps plus frais ça aurait sûrement été beaucoup plus agréable…

(je ne sais pas qui c’est ^^”)

Voilà pour le “tour” (en fait j’ai dû en longer le tiers) du domaine impérial. Pour arriver au temple Yasukuni j’ai dû traverser le parc Kitanomaru, plutôt sympa, très boisé et un peu pommatoire, il est sur une petite colline du coup on “surplombe” un peu le quartier.

Bien sûr, dès que y’a un coin de verdure -il suffit d’un arbre- les cigales rappliquent… et pour vous donner une idée de ce que sont les cigales japonaises -et surtout le boucan qu’elles font-, qui n’ont rien à voir avec nos petites de provence qui font tsstsstss, j’ai fait une petite vidéo :

Il y avait aussi le Nippon Budokan dans ce parc, la salle de concert.

Et pour quitter le parc une grande porte :

En sortant je suis tout de suite tombée sur le temple Yasukuni, on voyait l’immense torii dépasser des arbres. Il y a une graaaande allée qui mène à ce temple, très large, ouverte par un grand torri, et “fermée” à l’arrivée au temple par un autre. La photo est à contre-jour… et j’ai oublié de la prendre de l’autre côté, mais pour vous faire une idée :

J’ai trouvé que le sanctuaire Yasukuni était vraiment grand, pas autant que Meiji-Jingu (qui est un temple, nuance), mais je m’attendais à un petit truc comme on en vois partout, ce qui est idiot quand on sait que dans ce sanctuaire repose -théoriquement- les âmes de tous les soldats tombés pendant les guerres impériales (ce qui fait du monde !!). Pour ceux qui ne savent pas, ce qui fait polémique à Yasukuni c’est le transfert d’âmes de 14 criminels de guerre, jugés par le Nuremberg local et exécutés. J’ai du mal à suivre la logique de ce transfert…

Un motif qui revient souvent, je me demande sa signification…

Et les deux lions de l’entrée de droite que je trouve assez comiques :

Dans l’enceinte du temple se trouvait un musée de la guerre, mais je n’y suis pas allée (payant). D’après le Routard les faits exposés et les raisons avancées pour certaines guerres sont assez… contestables.

Après le sanctuaire Yasukuni, j’ai voulu aller voir la Diète japonaise qui était à 2 arrêts de métro de là, malheureusement j’ai encore pas eu de chance, on peut la visiter dans le cadre d’une visite guidée mais les horaires étaient dépassées et toutes les portes étaient closes. Pas moyen d’avoir un bon point de vue pour une photo aussi, donc finalement mon voyage là-bas ne m’aura servi à rien ! J’y retournerais peut-être.

Mais j’ai vu le mini-bus de la délégation sud-africaine :p Aux couleurs nationales, avec les diplomates dedans.

24 juillet 2008

J+17 – Shitamachi et Toshogu (Ueno)

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 01:27

Humeur : Se réveille
Musique : New Order – Let’s go (Nothing for me)

J’ai oublié de dire que le samedi soir avec papa, après avoir vu Asakusa, on est allés passer la soirée à Shinjuku. Après un assez long trajet en train (3/4 d’heures environ) nous sommes arrivés dans ce quartier très animé, mais pas le centre de la vie nocturne non plus (plutôt Roppongi ça). L’objectif c’était de monter dans la tour nord de la mairie de Tokyo pour avoir un panorama de nuit de la ville. on s’est un peu perdus dans le quartier, mais on a fini par trouver, et puis comme ça on a pu apprécier les grands immeubles très stylés et imposants de Shinjuku. La mairie est superbe, je trouve, un peu trop stalinienne pour mon papa -c’est pas faux non plus- mais c’est un genre architecturale qui me plaît beaucoup, ça reste “le chef d’oeuvre de Kenzo Tange”, et travailler dans un chef d’oeuvre ça doit être plaisant ! Bref Tokyo de nuit vu d’en haut c’est juste ma-gni-fi-que, j’en revenais pas, j’ai vraiment adoré mais on a malheureusement pas pu prendre de photo à cause de trop de lumière à l’intérieur et d’un vilain éclat sur les vitres (on devait se coller aux fenêtres pour bien voir). Enfin quoiqu’il en soit c’était un truc à faire, d’autant que la montée est gratuite !

Le lendemain j’ai emmené papa dans mon quartier de coeur : Ueno. Parce que j’adore ce parc. Je l’ai emmené d’abord visiter le petit musée de Shitamachi, au bord de l’étang aux nénuphars qui lui a beaucoup plu (et les boutons commencent à s’ouvrir, avec de la chance j’en verrais des en fleurs avant de partir !)
Shitamachi c’est un musée tout mignon et tout petit, dont le rez-de-chaussée est une reconstruction de quelques maisons d’artisans du quartier dans les années 20-30, à taille réelle s’il vous plaît. C’était donc trs agréable d’enter dans ses maisons, de fouiller, manipuler les objets, s’asseoir à la table, etc… Il y avait notamment la maison d’un fabriquant de getas, et d’un vendeur de confiseries. Un petit vieux qui était à l’accueil est venu nous expliquer dans un très bon anglais le principe des getas, comment ça se fabriquait (dans une seule pièce de bois !), et il nous a ensuite tapé la conversation en nous disant que beaucoup de français venait ici, car un guide mentionnait l’existence de ce musée. On a tous le même ! xD Du coup y’avait une brochure en français. Il nous y a fait le “timbre souvenir”, un trip japonais apparemment, pour marquer le coup on tamponne quelque part un gros tampon stylé timbre décoré selon le lieu (on en a fait un à la mairie par exemple).
A l’étage il y avait une collection de divers objets d’époque, et notamment des jeux :D on est restés un moment à tous les tester, et c’était bien sympa. Y’avait des casse-tête notamment, mais je suis très mauvaise à ça… On a aussi appris qu’il y avait un un gros tremblement de terre en 1923 (et en parlant de tremblement de terre -jishin en japonais- j’en ai ressenti un cette nuit !) qui avait détruit une bonne partie de Tokyo, notamment à cause du grand incendie qu’il a provoqué.

Après cette charmante visite, j’ai décidé d’emmener papa voir le Toshogu, le temple Trésor National, avant d’aller manger. Et cette fois on est entrés à l’intérieur (200 yens)! Qu’ai-je été bête de ne pas le faire la première, la beauté de ce temple m’avait alors complètement échappée ! Les photos parleront d’elles-mêmes (et comme on avait un temps superbe, je remet quelques vues que j’avais déjà prises, mais en mieux).

Et à partir de là c’est tout ce que je n’avais pas vu la première fois :

L’arbre qu’on voit devant les jeunes filles en kimono, c’est un pamplemoussier !

Elle est pas mignonne cette pitite lanterne ? :D

Donc voilà, maintenant je comprends mieux pourquoi le Toshogu est classé Trésor National. On pouvait enter à l’intérieur du temple, mais interdit de photos. On devait se déchausser avant. Il y avait une musique religieuse en fond qui donnait un caractère sacré aux lieux, et profane à notre visite… L’intérieur était richement décoré, mais très peu protégé. Bon les japonais sont naturellement plus respectueux que nous, ils ne vont pas s’amuser à dégrader ce lieu, mais quand même… les murs avec des tentures étaient protégés par une simple barrière en cordon, une simple pancarte pour nous empêcher d’aller plus loin dans la “pièce principale”, et un garde… à l’extérieur.

Mais c’était magnifique, je suis contente d’avoir pu le voir à l’intérieur.

21 juillet 2008

J+16 – Asakusa

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 10:29

Humeur : Frustrée
Musique : KT Tunstall – Litte Favors

Après Odaiba, direction Asakusa, quartier de notre hôtel par ailleurs. Mentionné comme le “vieux Tokyo”, mais aussi “Coin à touristes” et “Lieu de la naissance de la légende des manekineko” : beaucoup de choses en perspective.

Ce qu’il y a à voir à Asakusa c’est son temple, Senso-ji, qui est composé de plusieurs parties. Tout d’abord l’ultra-connue porte de Kaminarimon, puis traverser la rue Nakamisa-dori, repasser sous une porte nommée Hozomon, admirer le temple Senso-ji, puis celui de Asakusa-jinja, et la pagode à 5 étages (une des plus hautes du Japon).
On a tout vu sauf Asakusa-jinja.

Donc je vous présente Kaminarimon (désolée pour la photo de travers, c’est papa qui l’a prise, assis sur uen rambarde) :

Kaminarimon, premier porte protégeant l’accès à Senso-ji, et menant aussi à Nakamisa-dori, une vraie rue à touriste avec plein de petites échoppes vendant des souvenirs japonais (éventails, chaussettes, daruma, portes-bonheur, yukata, etc), avec les prix grimpant selon la proximité du temple.

Après avoir traversé tant bien que mal cette rue qui grouille de touristes, on arrive à l’imposante Hozomon.

Et après être passés sous Hozomon, on accède à Senso-ji.

Et vous voyez le petit hôtel en fonte au milieu, devant le temple, c’est par là que l’on doit passer pour se purifier et pouvoir aller prier au temple. J’ai fait une petite vidéo pour vous montrer en quoi ça consiste (la fumée c’est de l’encens).

Je l’ai fait ! J’ai senti l’encens une bonne partie de l’après-midi après :D

Le petit plus de Senso-ji, ce sont les “mikaji” (je pense que c’est quelque chose-mikaji, mais je n’ai pas su lire les kanjis), les voeux de bonne fortune… ou de mauvaise ! Il suffit de mettre 100 yens dans une fente (en fait on pourrait s’abstenir…), de secouer une caisse octogonale en fer avec un petit trou d’où sort une baguette avec un numéro, de chercher le tiroir au correspond au numéro, et de prendre le papier. J’ai eu la bonne fortune, alors pour que ça se réalise je l’ai accrochée en faisant un nœud (mais j’ai déchiré le papier… je suis pas douée pour les nœuds de papier, j’espère que ça ne va pas me porter malheur ;) ).

Mes photos de l’intérieur du temple rendent très mal, seules celles du plafond sont potables :

On est partis par la porte gauche du temple. On a été choqués par les svastika… parce qu’il y en avait dans un sens, et dans l’autre ! Il y en avait partout dans le temple et à l’extérieur.

On est ensuite passés dans un joli petit jardin avec un petit cours d’eau et un pont et… des carpes japonaises ! Ces poissons sont vraiment très beaux je trouve… Il sont un symbole du Japon pour moi.

Et voici la fameuse pagode :

On est ensuite reparti, par la même Nakamisa-dori et Kaminarimon. Je me suis arrêtée à la boutique Ghibli en laissant mon papa regarder l’horloge s’animer sur les coups des 18h, et puis devant Kaminarimon y’a plein de vélos pousspouss, c’est impressionnant de les voir traîner deux personnes de leurs seules forces !

Enfin une curiosité architecturale de Asakusa, la flamme doré de l’immeuble Asahi (la marque de bières !), oeuvre d’art moderne mondialement connue qui m’a laissée… de marbre. On dirait une carotte. Hahaha.

J+16 – Tsukiji et Odaiba

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 05:44

Humeur : Neutre
Musique : Buena Vista Social Club – Chan Chan

Ce week-end mon papa est venu me rejoindre vu qu’il est en voyage d’affaire à Shanghai, et que passer le week-end là-bas ne le branchait pas vraiment… J’ai donc reçu comme mission de le balader dans Tokyo.

Première étape : Le marché aux poissons de Tsukiji.
Le plus grand du monde, il faut se lever à 5h du matin pour en profiter, selon le routard, nous comme on s’est couchés à 1h du matin passé, on y est allés pour 8h30… et ça ferme à 9h. Mais ça nous a suffit, on a vu, on a senti, mais on a pas goûté : les sushis à cette heure-ci, dur.

A 8h30 ça grouillait encore pas mal de monde, ça commençait à ranger et ça filait dans tous les sens, impossible de s’arrêter trop longtemps dans le passage, quelqu’un d’affairé passait forcément. D’ailleurs je croyais que Tsukiji était un marché au gros, mais pas forcément, pas mal de particuliers venaient faire leurs petites courses. En tout cas, ils roulaient tous sur des trucs comme ça, et super vite ! De vrais chauffards :

Ils travaillaient aussi de gros blocs de glace pour garder la fraîcheur de la poiscaille, c’était impressionnant.

Après avoir vécu la folie de Tsukiji donc, nous nous sommes un peu perdus dans le quartier avant d’aller à Shimbashi prendre le métro aérien pour aller dans le tout nouveau quartier en terre-plein de Odaiba. Le métro aérien c’est vachement bien, on circule à hauteur de 4-5 étages, donc en traversant Shimbashi et Shiodome, apparemment des gros quartiers d’affaire avec d’immenses immeubles très stylés c’était impressionnant. On a ensuite emprunté le fameux Rainbow Bridge au-dessus de la rivière Sumida d’où on a pu contempler le port avant d’arriver à destination : Odaiba.

Moi je voulais absolument aller voir Palette Town et son centre commercial, parce que Nanou m’avait dit que c’était assez énorme. On a donc traversé un grand pont au-dessus de l’autoroute, le Teleport Bridge je crois, avant d’arriver là-bas. Malheureusement il n’y avait rien d’ouvert, il était 10h-10h30 et les magasins ouvrent à 11h au Japon, mais on s’est occupés au Starbucks (Matcha Frappucino, j’adore, y’a qu’au Japon qu’on trouve ça).

Après le très rafraîchissant Starbucks (il faisait tellement froid à l’intérieur qu’on est sortis, alors qu’on est entrés dedans parce qu’on mourrait de chaud à l’extérieur !), on a décidé -vu que c’était toujours pas ouvert- d’aller faire de la grande roue. On a donc traversé le Toyota Mega Web, apparemment très populaire vu le monde qui attendait son ouverture, pour accéder la grande roue la plus haute du monde ! (on l’a su après coup). Elle était toute colorée, c’était très joli, et on a pu voir tout Odaiba et la baie de Tokyo de là-haut, c’était super chouette (en revanche photos prises avec vitres, donc mauvaise qualité).

(Palette Town vu de haut, et son centre commercial Venus Fort)

(les rails bleus ce sont ceux du métro aérien, ça vous donne une idée de la hauteur)

(un aperçu de l’autoroute…)

(un aperçu de la hauteur où nous nous trouvons, on est presque en haut là)

(là on est en haut)

(et nous voici, mon papa et moi avec mes lunettes de mouche, dans notre petite cabine bleue)

Une fois descendus de la grande roue la plus haute du monde, nous sommes allés voir le fameux centre commercial de Palette Town : Venus Fort. Qu’a t’il de si extraordinaire ce centre commercial pour en justifier la “visite” ? Je vous laisse comprendre :

Stylé Renaissance Italienne !!

On a trouvé quelques magasins funs…

(spéciale dédicace)

A l’intérieur de Venus Fort on est tombés sur un petit musée de l’automobile (appartenant sûrement à Toyota) en entrée libre, voici en vrac ce qu’on a pu voir :

(ma préférée :D )

(une Ford Mustang, la voiture im-po-ssi-ble à garer quoi)

(une doloreane !!)(je sais pas comment ça s’écrit, désolée)

Après on a voulu aller voir l’immeuble de Fuji TV, architecturalement super moderne avec sa grosse boule en titane, on a donc retraversé le Teleport Bridge avec son pilier en forme d’aiguille (je trouve, personellement). Et je sais pas ce qui s’y passait exactement, mais y’avait une espèce de grosse fête, avec pleins de gens, de la musique super fort, des stands de tout et n’importe quoi, et des pass à la journée… on devait être les deux seuls à avoir pris une entrée juste pour monter dans la boule… C’était vraiment le bazar, mais j’ai fait découvrir les éventails publicitaires à mon père : “Mais c’est moche !” “Ben l’esthétique n’est pas vraiment l’objectif premier…”

En haut y’avait tout une rétrospective des JO (vu que ceux de Pékin ne vont pas tarder), et on s’est rendus compte que Paris les avaient accueillis en 1900 et 1924 seulement ! Alors que Londres ça va faire 4 fois, dont deux fois de suite à un moment : scandaleux. Tokyo est apparemment candidate pour les prochains-prochains (après Londres en 2012). J’ai aussi appris que le record de saut en longueur était de 8,30m !! Vous arrivez à imaginer une aussi longue distance ?!! J’en revenait pas. Bref, de là-haut j’ai pu prendre une chouette photo du Rainbow Bridge :

En redescendant on est allés manger dans un restaurant italien dans le centre commercial “Aqua City”, où on a fait un tour dans le stand Sony et où on a regardé le début d’un film coréen de cowboy vraiment, mais alors vraiment super bizarre… Après avoir bien mangé, on est allés faire un tour sur les berges, derrière le centre commercial, où on avait une belle vue de la baie, avec les bateaux-bus.

Et on a croisé ça :

C’est l’entrée d’un magasin… pour chats ! Le paradis du chat, tout en relation avec le chat, pour le chat, pour le bonheur du chat… bref, un exemple du kitch et de l’excès japonais. Malheureusement mon père à pas voulu y entrer (je voulais trop voir ce qu’ils pouvaient bien vendre là-dedans !). Après cette “rencontre” nous sommes repartis par le métro aérien, pour aller à Asakusa.

20 juillet 2008

J+14 – Tokyo National Museum (Ueno)

Classé dans : Japon, Voyage — hullabaloo91 @ 13:45

Humeur : Fatiguée
Musique : Yuki Kajiura – Akatsuki no kuruma

Une fois n’est pas coutume, jeudi j’ai encore séché. Voilà plus d’une semaine que je ne vais pas en cours, et il va falloir que je songe sérieusement à y retourner, parce qu’au final j’apprends pas grand chose.
Mais quand même, je ne passe pas mon temps à rien faire : je m’instruis. Pour preuve je suis allée au Tokyo National Museum à Ueno.

Le Musée National de Tokyo est composé de plusieurs ailes, consacrées à différents sujets :

Le Honkan, galerie du Japon

Le Hyokeikan, réservé aux expositions spéciales.

Le Heiseikan, archéologie et exposition spéciale.

Ainsi que le Toyokan, galerie de l’Asie, et le Horyuji, galerie des Trésors. C’est un très grand site, agencé comme un petit parc à l’intérieur du grand parc de Ueno, et s’était très agréable d’être là-bas malgré la chaleur. Pour ma part j’ai visité le Heiseikan où il y avait une exposition spéciale consacrés aux “Génies qui s’opposent”, où étaient mis en scène les rivalités de plusieurs peintres à travers les époques. Et je n’ai jamais vu autant de monde dans un musée ! A part au Louvres. Il y avait beaucoup de visiteurs pour cette exposition (qui à peut-être ouvert récemment, je ne sais pas, mais j’avais vu les pubs dans le métro), mais finalement c’était supportable et j’ai pu apprécier l’exposition même si avec ma maigre culture en art japonais j’avoue que j’étais un peu larguée ! Heureusement il y avait des textes en anglais. Pas de photos.

Après le Heiseikan, je suis allée au Honkan voir la galerie du Japon. C’est le plus grand bâtiment, très stylisé. Il organise son exposition à la fois de façon chronologique, et par genre (céramiques, sabres, etc). J’y ai passé tout mon après-midi tellement c’était immense et tellement il y avait à voir !

J’ai vu trop tard qu’il était autorisé de prendre des photos, je m’en veux donc de ne pouvoir vous montrer les haniwas (sculptures funéraires datant de la préhistoire japonaise), les katanas, les armures de samurais, les kimonos et les estampes que l’on pouvait y voir, parmi d’autres. C’était vraiment très instructif, et surtout ce sont des choses que j’avais très envie de voir (surtout les haniwas, c’est tellement mignon) de mes yeux vus, donc j’ai été comblée si l’on puis dire.

… comme je vois que vous êtes sceptiques, voici à quoi ressemble un haniwa (merci google) :

C’est pas fantastique ? Moi j’adore. Merci à Mme Barazer, ma prof de japonais, pour m’avoir fait découvrir avec le texte de bac sur le Kofuns (les anciennes tombes japonaises autour desquelles étaient enterrés les haniwas) ces petites statuettes. A la boutique du musée on pouvait acheter des reproductions, mais elles étaient un peu cher, dommage !

Enfin je suis sortie à la fermeture du musée, aux alentours de 17h, et j’ai décidé de flâner dans le parc de Ueno. Dans le premier post où je parle de ce parc, je dis que depuis que j’ai vu Yoyogi je trouve Ueno fade, et bien maintenant que j’ai re-vu Ueno, je trouve Yoyogi fade ! C’est le fait très intéressant de visiter une même chose deux fois, on en apprécie plus les détails, l’ambiance, parce qu’on a vu autre chose entre temps. Je le visualise aussi beaucoup mieux aujourd’hui.

Cet après-midi là Ueno m’a conquise :D

Je suis repassée par des endroits que j’avais déjà vu la première fois, notamment un petit temple, par ce passage de portes rouges que je n’avais pas vu avant. Mais je suis surtout descendue voir l’étang, et quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu ça :

Un lac de nénuphars !!

Juste magnifique… malheureusement ils n’éclosent qu’en août (jusqu’à septembre). Mais qui sait ?

Et au milieu du lac se trouvait un temple d’où venait une musique religieuse qui résonnait dans tous le parc (enfin non… mais presque), je suis donc allée voir.

Bon en fait il s’est avéré que cette musique provenait de hauts-parleurs, mais il y avait peut-être eu une cérémonie ou quelque chose parce que des chaises et un parasol géant (je sais plus comment ça s’appelle) étaient installés dehors. Et j’ai croisé un moine, crâne rasé, tenue blanche (comme sur la photo de Meiji-Jingu) avec un “par-dessus” noir transparent. Très classe.

18 juillet 2008

Mise à jour d’articles : + vidéos

Classé dans : Voyage — hullabaloo91 @ 11:52

Je vous invite à retourner sur les articles du Mont Fuji :

http://postoffice.wordpress.com/2008/07/16/j9-fuji-san/

Et de Harajuku :

http://postoffice.wordpress.com/2008/07/10/j4-harajuku-et-yoyogi-1/

Pour voir les deux vidéos que j’ai (enfin) pu ajouter, à savoir un coup d’oeil en mouvement de la cohue à Harajuku sur le pont à cosplays, et le panorama du lac Kawaguchi-ko.

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