Humeur : Indéterminée
Musique : Cowboy Beebop OST – Pushing the sky
Le samedi soir à Tokyo dans le quartier d’Asakusa ont lieu les feux d’artifices au-dessus de la rivière Sumida qui traverse la capitale. C’est un des plus gros de l’été -qui voit s’enchaîner les feux d’artifices- (ou Hanabi en japonais), ce qui fait qu’énormément de monde s’y est rendu, réservant sa place longtemps à l’avance sur les berges de la rivière. Tout Tokyo s’y était rendu j’ai l’impression, tellement il y avait du monde !
C’est l’occasion de sortir les yukata pour les filles et les garçons, et c’était vraiment très plaisant de voir défiler tout ce beau monde en costume traditionnel très coloré pour les filles, plus terne pour les garçons.
Moi bien entendu je m’y suis rendue, mais pas en yukata. Je devais rejoindre Leïla là-bas avec des amies françaises. je n’ai pas pu m’y rendre avec elles vu l’heure très tardive à laquelle je me suis levée (on avait fait la fête en izakaya et karaoké la veille…), elle m’avait donc laissé un mot avec un numéro de téléphone à appeler pour les retrouver.
Je me rends à Asakusa donc, sur les coups de 16h30-17h00, le métro plein, inévitablement, je me trompe de station, je cherche un téléphone, ne comprends pas comment ça marche, me rends compte que ce n’est pas la bonne station et retourne dans le métro. J’ai récolté un éventail publicitaire très chouette au passage quand même ![]()
Arrivée à Asakusa je trouve un téléphone, comprends comment ça marche et appelle. Je tombe sur Mathilde, qui me passe Leïla, qui me dit où aller de façon assez… vague.
Résultat 4 ponts et des centaines de mètres plus tard je rappelle, on ne se situe ni l’une ni l’autre : c’est la merde. J’ai droit à Mathilde au téléphone qui me dit qu’il faut traverser la rivière, ensuite la rappeler pour mieux situer.
Merci Leïla de ne pas m’avoir dit l’essentiel… traverser ! Depuis 30min j’arpente le mauvais côté…
Arrivée de l’autre côté je ne trouve pas de téléphone, je remonte la rivière. Je sais qu’elles sont sur les berges, le problème c’est que là où je suis les berges ne sont pas accessibles… Quand je trouve un téléphone la rue est barrée et le policier refuse que je passe pour passer juste un petit coup de fil… Enragée et commençant à péter grave un câble à cause de cette histoire (et parce que j’ai faim et soif aussi), je continue ma route sans trop d’espoir… et je trouve un téléphone, ouf !
Re-Mathilde qui me demande d’avoir un japonais au téléphone pour qu’on me situe et me dise où aller, je choppe un policier très charmant qui aide à me localiser, j’apprends que je suis très loin, et que depuis le début je suis allée dans le mauvais sens… putain Leïlaaaaa !!! Quel sens de l’orientation POURRI. je la maudis en pensée.
Je pars donc pour une loooongue remontée, cherchant un poteau n°372. J’arrive sous l’autoroute, et là des berges sont accessibles… mais un monde fou s’y presse !! J’essaye de me frayer un passage et je vois un poteau… numéro 304…la vache, je vais devoir remonter trèèèès loin !
Tout à coup le feu d’artifice commence, moi je suis sur un escalier complètement bloqué en train d’essayer de remonter les berges, mais j’ai de la chance je suis juste en face de la zone de tir des feux d’artifices et je vois très très bien !
Tant pis pour elles, je reste là en attendant la fin.
Le feu d’artifice est tout simplement superbe, il en met plein la vue, et l’atmosphère très enfantine et joyeuse qui règne dans la foule rends de bonne humeur. On s’extasie devant le moindre feu d’artifice à coup de “wuaaaaaaaah” “Sugeeeeee” à rallonge, et même moi je m’y met.
J’ai pris des photos et quelques films, mais ces derniers sont dans le mauvais (et les remettre dans le bon est très long, je le ferais plus tard), et les photos ne rendent pas très très bien. Alors juste quelques unes (photos sans flash, et pas de zoom ^^) :
Pour vous montrer l’état d’encombrement des bords de la rivière !
A la première “pause” dans les feux d’artifices, je décide de repartir pour retrouver mes compatriotes. Je me fraie un passage difficile dans le foule, et pour aller plus vite je décide quitter les berges et de prendre une rue parallèle.
Je marche longtemps… très longtemps… j’entends derrière moi les feux d’artifices qui recommencent, je croise de moins en moins de monde…alors je décide de retourner sur les berges. je trouve un petit passage et je vois un poteau… numéro 444. Putaaaaain !! Alors je redescends la rivière, heureusement dans ce coin il y a moins de monde, on avance bien. Je me rends alors qu’il a deux feux d’artifices, là je suis à celui de Asakusa, mais avant j’ai vu celui du Ryogoku, le quartier juste en-dessous.
420, 400, … 380… et enfin je trouve le 372 ! Soulagée je fais très attention, je regarde les gens, cherche Leïla, j’avance, j’avance jusqu’au 370. Mince, j’ai trouvé personne ! Je retourne en arrière, et au poteau 372 une blonde m’interpelle… “Morgane ?”
C’est Alice une des francophones du groupe, mais que je n’avais jamais vue (la seule que je connais est Leïla). Aaaah enfin !! Je les ai trouvées ! Je demande où est Leïla, et elle m’attends toujours je ne sais où. On l’appelle, et elle revient.
Quelle aventure ! Je suis affamée, assoiffée et j’ai mal aux pieds, mais je les ai retrouvées.
Mais le point de vue d’ici est moins bon que celui où je me trouvais avant, je fais un zoom, et on entends moins fort les feux d’artifices éclater, l’ambiance qui en résulte est plus calme.
En tout les feux d’artifices auront duré 1h30, rien à voir avec nos feux d’artifices français ! Et c’était franchement les plus beaux que j’ai jamais vu. J’essayerais de mettre les vidéos plus tard, mais l’effet est forcément moins saisissant qu’en vrai…








































































































































































































