Nous et les Chinois

Humeur : Correcte

Musique : /

Je savais qu’entre ma culture et la culture chinoise il y avait un fossé, tout autant que je savais qu’il y en avait un entre ma culture et la culture japonaise. Mais j’étais pas préparée à l’ampleur du fossé…

Surtout que je n’ai pas de chances de ce point de vue, ma première expérience en Chine est à Shenzhen pour le week-end et Kengzi la semaine, et même si l’une est immense et super développée économiquement parlant et l’autre n’est qu’un bled qui héberge des gens qui travaillent mais ne vivent pas, et ben les chinois que j’y rencontre, que je vois, c’est les mêmes.

Alors que Shenzhen est une ville qui arrive parfois à me faire penser à New-York ou au quartier de Shimbashi à Tokyo pour son gigantisme, j’ai aussi parfois l’impression de me promener dans une pauvre ville au fin fonds de la campagne… Shenzhen est en face de Hong-Kong, qui est très touristique, très vivante et où, je pense, il y a beaucoup d’étrangers qui passent… Mais à Shenzhen on dirait que les étrangers sont encore une espèce rare qui mérite qu’on les regarde sans retenue comme si c’était la première et dernière fois qu’on les voyait. Le phénomène est pire à Kengzi, avec mon père on se promenait hier soir dans la ville, j’étais au téléphone avec ma mère, et presque tous ces putains de passants nous ont dévisagés comme si… on était pas normaux ! Pour une française comme moi qui a un peu l’expérience du voyage, c’est la première fois que ça m’arrive, ou tout du moins que ça m’étonne et m’énerve –il faut le dire- autant. Le Japon est aussi réputé pour ce genre de regards, mais limite ça ne m’avait pas effleurée, enfin peut-être que les japonais le font plus discrètement… sûrement même, je pense qu’ils seraient honteux qu’ils croisent notre regard s’ils étaient en train de nous observer. Mais je crois que j’oublierais pas hier matin le couple qui est passé devant l’hôtel quand on attendait notre navette, ils nous ont regardés, direct, sans retenue aucune, en poussant le vice jusqu’à tourner la tête quand ils nous avaient trop dépassés (parce qu’ils ne se sont quand même pas arrêtés, encore heureux). J’avais envie de leur crier un « Kesstuveuuux ?!! Tourne ta tête ! Tourne ta tête ou jte marave ! » à la Razigue (souvenir de lycée)(surtout à la fille).

Un autre truc que je ne comprends pas et qui m’horripile avec les chinois, c’est leur façon de commercer. Limite le commerce pour eux dans la vie c’est tout, c’est faire du fric dans le sens le plus méprisant qui soit, et comme ils sont nombreux c’est une putain de course et une putain de compétition d’acharnés. Donc dès que tu t’approches, mais même à 10m, d’une échoppe de n’importe quel produit que ce soit (parce que ça fonctionne encore à la turque la chine, des boutiques spécialisées, mais trèèèèès spécialisées…), ils te sautent dessus comme des vampires. « Nihaaaaaao ! Hello !!! Take a look ! Very beautiful ! Helloooo » (et ils répètent tous cette même réplique, limite ils l’ont apprise à l’école) : NAN. Moi je suis une européenne, supérieure à vous pauvres jaunes et je sais décider seule ce que je regarde, ce que je veux acheter, et si je ne regarde pas c’est parce que ça ne m’intéresse pas !

Bon j’exagère un peu le volet « européenne supérieure », je n’ai pas cet ego là, mais j’aime faire mes courses tran-qui-le-ment, en France c’est que quand les vendeuses te voient tourner trop longtemps qu’elles viennent te demander si tu as besoin d’aide (enfin dans les bons magasins, mais de toute façon je les envoie toujours chier). Là le seul résultat de ce genre de tactique, tout du moins sur l’étranger, … tout du moins sur moi (je suis peut-être qu’un cas ?)(naaan c’est pas possible), c’est que je veux pas rentrer dans ce foutu magasin, je veux même m’enfuir, alors le plus loin possible de cette fièvre chinoise qui veut te pousser à la consommation juste dans la logique de faire du fric pour faire du fric.

Week-end à Shenzhen #1

Humeur : Juste fatiguée
Musique : Mozez – Feel free

Tout d’abord, merci à Mike pour me poster mes notes de blog ici, parce que la Chine c’est beau mais ça reste un pays totalitaire et j’expérimente à mes dépends la censure gouvernementale, qui apparemment n’aime pas WordPress. Ni Deezer d’ailleurs, mais ça je vois pas pourquoi.

Je viens de passer mon premier week-end à Shenzhen, en compagnie (exclusive) de mon père… et bah c’était pas de la folie !

J’adore mon papa, là n’est pas la question, mais c’est pas avec lui que je me sens à l’aise pour sortir en bar, en boîte ou faire du shopping de fille (ce qui se résume à faire tout les magasins, passer beaucoup de temps à choisir, etc etc). Donc mon week-end c’est résumé à peu de choses !

Surtout qu’à Shenzhen, à part du shopping y’a pas grand-chose à faire… C’est une ville très récente, qui a genre 20 ans, avant c’était un petit village de pêcheurs, c’est aussi pour ça que c’est une ville très riche, parce que de grosses fortunes ont pu monter très vite, notamment grâce à l’immobilier. Les immeubles poussent comme des champignons, anarchiquement, ils sont très moches pour la plupart parce que les chinois ont cette manie que je ne comprends pas de mettre du grillage à leurs balcons/fenêtres… ça fait gris. La ville est en perpétuelle expansion, c’est assez étrange d’ailleurs parce que des fois t’as de superbes complex très beaux-tout neufs genre le centre commercial Coastal (avec que des marques occidentales ou presque), et juste après, gros travaux, t’as plus rien, c’est la campagne… c’est assez brutal !

Donc après un méga petit déjeuner (l’avantage de l’hôtel luxe), on part faire du shopping, et on se rend dans le quartier électronique type Akihabara au Japon. Après quelques déconvenues avec le chauffeur de taxi (qui ne nous a pas amené là où on voulait, donc on a dût revenir à l’hôtel et reprendre un taxi avec la bonne direction cette fois) on arrive… sous une pluie battante, bonjour la mousson ! On se précipite dans un building appelé SEG Electronic Center, et là BIM dans ta gueule, 10 étages de tout et n’importe quoi, des circuits électroniques au pc portable, disque durs, câbles, téléviseurs, appareils photos…et tout ça dans un désordre monstre ! En fait y’a des milliers de tout petits stands spécialisés, qui font genre 1 ou 2 produits, et ça brasse, et ça parle (et les chinois parlent… fort)(pour ne pas dire qu’ils beuglent, hahaha), et ça marchande (je déteste faire ça) sur leurs calculettes à la con (des trucs de CP), et ça fume (oui parce qu’on peut fumer n’importe où en Chine), et ça mange sur son lieu de travail… donc je vous dis pas le melting pot d’odeurs… vraiment sympa quoi. Enfin on reste dedans un bon moment quand même. Quand on sort on se fait agresser par les vendeurs de parapluies, si bien qu’on en achète un… 10 yuan, c’est-à-dire 1€. Sûrement une grosse arnaque pour eux, mais bon hein on a pas les mêmes revenus quand même ! On traîne encore un moment dans ce quartier dont la grande rue principale est bordée de palmiers à la Californienne, avant de bouger et rentrer à l’hôtel, avant d’aller à Coastal. C’est à côté de l’hôtel donc on s’y rend à pied, le quartier du centre commercial est assez sympa, parce que hyper moderne, donc cher, aussi, autant qu’en France presque… donc y’avait quasiment personne ! Aaah les paradoxes chinois… Dans ce quartier y’a aussi le Grand Théâtre de Shenzhen qui est très intéressant point de vue design (je mettrais des photos plus tard).

Le lendemain on avait pour projet d’aller à Macao, qui est à ½ heure de ferry, donc en fin de matinée on se rend au port, on achète nos billets, on passe le Boarding Gate et… le service d’immigration ? « Bah, Macao c’est pas dans le mainland ? Ah non non, il faut une entrée de visa pour revenir. Ah mais j’en ai besoin pour revenir de Honk-Kong la semaine prochaine ! Ah bah faudra en redemander une. Non non c’est mort. » Donc on est pas allés à Macao… Bon on s’est fait rembourser nos billets (600yuan quand même (bon 2 personnes aller-retour, mais quand même !). Du coup j’ai motivé mon père pour aller voir « Splendid China », un parc à thème de miniatures des plus beaux monuments de Chine et des villages représentant toutes les différentes ethnies du pays. Malgré le kitsch ambiant et le béton à peine remarqué c’était assez intéressant… Très très grand, un grand parc très vert avec de l’eau, bien aménagé, donc agréable vu la chaleur, et les miniatures étaient bien faites, c’est là qu’on se rend compte qu’il y a vraiment des choses magnifiques à voir en Chine, et ça frustre un peu d’être scotché à Shenzhen du coup ! Je veux voir la Cité Interdite, le Palais d’été, Terra Cotta, les grottes avec les Bouddhas géants, les villages troglodytes et le temple accroché à sa falaise ! Ça donne envie de voir tout ça. Bon ensuite les villages des ethnies c’était méga kitsch, avec des gens en costumes aux couleurs flashs pas du tout naturelles et des maisons en béton, mais c’est toujours sympa à voir. Après ça on se rends dans le quartier de Luohu, pour acheter des fringues, on s’y perds, on se cache dans un Starbucks, on trouve un magasin fantastique « Tout à 2yuan » ( !!), et… on trouve enfin les rues commerçantes qui m’ont rappelé le fourmillement des ruelles de Ueno ou Shibuya (mais moins classe). Sauf que trop de magasins tue le shopping, trop de chois tue le choix en fait, donc on a rien acheté. Et les chinois sont méga chiants pour le commerce, à peine tu t’approches du magasin que HOP ils te sautent dessus « Nihaooo, Helloooo », ça donne pas envie d’entrer…

Voilà, demain retour à Longang, Kengzi, le chantier… pour une vraie semaine cette fois. Nicolas Legrand devrait être là, j’espère que ça va bien se passer et que j’aurais enfin quelque chose à faire ! Sinon je me pends !

03.07.09

Humeur : Neutre
Musique : /

J’accuse encore le coup du voyage, cette nuit je me suis une nouvelle fois réveillée à 2h/2h30 du matin et n’ai parvenu à me rendormir que vers 4h30/5h, pour me lever à 6h30… J’ai donc très peu dormi, la journée promet d’être longue. Je rêve d’une grasse mat’ !

Enfin quoi qu’il en soit, je suis bien arrivée en Chine, et malgré quelques déboires avec sa valise, j’ai bien retrouvé mon père à Hong Kong avant d’aller sur le continent via ferry. J’ai passé ma première nuit dans un luxueux hôtel de Shenzhen, la métropole qui fait face à Hong Kong, autant dire que c’était très agréable. Mais aussi sec, le lendemain nous avons dû nous lever tôt pour nous rendre à Longgang, à 1h de route, où se trouve le site.

Je rappelle que je suis en Chine pour un stage, auprès de Nicolas Legrand, le directeur du projet Marco Polo, c’est-à-dire le développement de Sanofi Pasteur avec pour projet emblématique la mise sur pied d’une unité de production de vaccins contre la grippe. Mon problème pour le moment c’est que le Monsieur en question n’est pas là, mais à Paris, et qu’il ne revient que Lundi. J’ai donc deux jours à passer sur le site sans sa tutelle, et ça s’avère assez laborieux en fait… Son assistant, Fabien Tessier, est plus ou moins censé s’occuper de moi, mais il a l’air très peu au courant, et la première journée je suis livrée à moi-même, sans ressources ou accès internet, dans un milieu et un pays que je ne connais pas, avec des gens que je ne connais pas… Super ! Heureusement, mon père est là, il me traîne sur le chantier (avec tenue règlementaire : casque, veste, chaussures de sécurité, alors qu’il fait facile 35° degrés dehors et humide, par-dessus le marché !), et me présente un peu à ses collègues.

Mais autant dire que cette première journée, je me suis fait chier !! Vraiment idéale comme entrée dans le bain… *sick*

Le soir nous logeons dans un petit hôtel très correct à Kengzi, la ville qui jouxte le site (je ne sais pas comment fonctionne les divisions administratives ne Chine… Longgang doit être the grande ville la plus proche qui fait qu’on donne plutôt son nom au site que celui de Kengzi, ou c’est le nom du district ?). Avant d’aller manger, nous nous promenons dans la ville qui n’a vraiment rien d’extraordinaire : une grande avenue longée d’échoppes de fringues, d’électroniques, alimentaires, qui rivalisent au jeu de « celui qui mettra le volume de sa chaîne hifi le plus fort », soi-disant pour attirer les clients ! Je découvre les « boîtes en plein air »… sur une place, quelqu’un installe une chaîne hifi et les gens payent pour danser devant, mais le meilleur, c’est qu’ils font une choré ! Un peu leur Madison à eux, enfin c’est assez surprenant quand même. J’essaierais de les filmer un de ces 4 (et bien sûr j’ai oublié mon câble pour transférer mes photos sur mon PC en France… donc pas de photos avant un moment !).

Le lendemain, deuxième jour de « stage », Fabien se sent un peu plus concerné par mon cas et s’occupe de moi. Il me donne des documents à étudier pour me familiariser avec le projet, son évolution, le personnel en place, les enjeux de sécurité etc… (la newsletter en fait, assez bien réalisée), mais aussi le power point de méthode management qu’ils utilisent pour que je comprenne comment ça marche et que je commence à travailler dessus. Bon, je stresse à mort parce que j’ai l’impression qu’il me demande beaucoup (enfin lui, mais aussi Legrand qui a spécifié mon intitulé de stage…) et je ne me sens pas capable de le faire !

En fait, le boulot que je vais devoir réaliser pendant ce mois et demi en Chine c’est :

-1 : réaliser le mapping de l’organisation de tout le projet, c’est-à-dire recenser toutes les parties en présence, la hiérarchie, les liens entre les différents organismes comme la municipalité, les fournisseurs, le site de Shenzhen, etc… En gros, faire un grand tableau de tout ça, qui pourra servir ensuite aux futurs projets. Apparemment c’est un travail long et complexe, et je le sens pas super bien, parce que je ne connais pas du tout l’univers de l’entreprise donc j’ai peur de ne pas penser à telle ou telle branche, et tout…

-2 :  développer la formation management à partir de la méthode 5S sur des points divers comme la gestion des conflits, la motivation, la résolution de problèmes, les relations entre employés, la tenue des réunions, etc… dans une optique d’améliorer la cohabitation entre les deux cultures très différentes en présence, chinoise et française. Ça aussi ça me fait peur parce que le management je m’y connais pas spécialement, ça m’intéresse pas trop non plus, là aussi j’ai peur d’oublier des aspects, et tout et tout…

Résumé : j’ai envie de m’enfuir !!

中国 : H-5

Humeur : Non identifiée
Musique : Frankmusik – Better off as two

Mon avion est à 18h45, je fais d’abord une (longue) escale à Zurich avant de m’embarquer vers 23h pour Hong Kong.

Mes sentiments sur cette perspective sont assez mitigés.
D’un côté je suis contente, un peu excitée à l’idée de partir aussi loin, dans ce pays si… fantasmagorique qu’est la Chine, que je connais très peu donc va me réserver des surprises je le sais (bonnes et mauvaises c’est sûr !), je me dis que ça va être une expérience très enrichissante et que ça va me permettre de mettre enfin quelque chose d’intéressant sur mon CV !
De l’autre je flippe un truc de fou, justement parce que je connais très mal le pays et la civilisation chinoise (les japonais je sais comment ils pensent/réagissent à propos de certaines choses, je sais ce qu’il faut faire/pas faire, pas les chinois !), je parle pas cantonnais (j’ai appris le mandarin cette année donc ça va pas m’aider), j’ai jamais été dans une entreprise et je vais avoir un boulot qui relève des ressources humaines -ce qui ne m’intéresse pas du tout-, je pars trop longtemps à mon goût et j’ai aussi très peur de me ramasser parce que je ne suis qu’une incapable :)

Donc, en fait, là, pour le moment, j’ai pas envie de partir.
Mais je suis obligée.
Donc je prends sur moi et j’y vais avec tout l’optimisme dont je suis capable de faire preuve, mais ça se révèle être très peu.

Parce qu’à côté, y’a Lui qu’est au Japon, et comme je le hais, comme j’ai envie de le détester pour être là-bas. Je crèverais pour être à sa place, j’ai tellement envie d’y retourner… Avec le mois de Juillet qui arrive cette envie se fait encore plus prenante parce que tout mes souvenirs de là-bas reviennent… Et je sais tellement que la Chine ça sera…pas pareil…
Jsuis tellement jalouse, et il fanfaronne tellement, que j’ai même plus envie d’avoir de ses nouvelles. Je m’en fous, j’en veux pas, je veux ignorer qu’il est là-bas à s’éclater quand moi je vais trimer, qu’il ira en karaoké, qu’il traînera dans Ginza, Omotesando, Ueno, Shibuya, qu’il mangera des sushis trop bons et qu’il fera/verra des feux d’artifices, qu’il passera de pures soirées en izakaya avec ses potes étrangers et japonais rencontrés à l’école et dans le guest house… Bref. Je le déteste.

J’ai pas envie d’aller en Chine.

Compte à rebours

Humeur : Neutre
Musique : /

Lundi ça n’allait pas, vraiment pas, j’avais envie de tout plaquer pour aller le voir, de Lui parler, de Lui demander, parce que je voulais savoir, parce que j’étais trop triste et que je refusais d’être triste comme ça trop longtemps, parce que je ne supportais pas l’idée de n’être rien ni la possibilité de m’y enfoncer.

Aujourd’hui j’ai l’impression que ça ne compte plus tellement.
Tu avais raison, on est vite Samedi. Dans deux jours je devrais le mettre entre parenthèses pendant 1 mois et demi et peut-être même plus, et si cette perspective m’attristait Lundi, aujourd’hui…ça va.
J’y pense quand même, mais je ne me sens plus aussi mal que Lundi, ou même Mardi (quand j’étais un espèce de fantôme à la mine déconfite…). Et ça me désarçonne un peu cet état “post-traumatique” (j’exagère le mot), pourquoi j’ai l’impression… de m’en foutre ?

Est-ce que c’est juste que j’ai été occupée et que du coup j’ai moins d’occasions d’y penser ? Est-ce que c’est un état normal de transition ou tampon et que ça va finalement me revenir dans la gueule sans que je m’y attende ? Est-ce qu’en fait c’est juste parce que j’en ai fais une histoire pas possible alors que bon j’y étais pas si attachée ?
Je sais pas.

Je sais pas je sais pas je sais pas.
Je n’arrive pas à déterminer ce que je veux ni ce que je ressens ni…
Je sais ce que je ne veux pas. Vous me direz “c’est déjà ça”, mais ça ne suffit pas. Je ne veux pas ne rien représenter à ses yeux, je ne veux pas qu’il m’oublie complètement une fois là-bas, et je ne veux pas qu’en rentrant rien ne se passe non plus…
Je sais aussi ce que j’aurais voulu qu’il se passe, avant. J’aurais voulu me blottir dans ses bras une dernière fois avant nos vacances, discuter tranquillement avec Lui de ce qui me tracassait, pour partir zen, pour ne plus me prendre la tête, et selon la situation l’attendre ou faire le deuil d’une relation qui n’a pas commencée…
Mais là rien de tout ça. Je ne suis pas zen, je me prends la tête, je me pose pleins de questions et je suis triste (quand même). Ça ne va pas du tout.

Je cherche un prétexte pour l’appeler, envoyer un sms, mais je n’ai pas envie de passer pour la chiante collante qu’on évite… Sauf que ça me saoule de devoir chercher un prétexte, pourquoi j’ai besoin d’un prétexte ? J’ai envie de pouvoir l’appeler comme ça quand j’en ai envie sans avoir peur qu’il soit froid au téléphone ou qu’il cherche à raccrocher à la première occasion. Mais j’ai tellement peur…

Et j’ai aussi tellement l’impression qu’il est trop tard. Il s’en va Samedi après tout, à quoi ça servira de discuter de tout ça ? On ne va pas se voir pendant tellement longtemps, ça va juste nous prendre la tête, nous préoccuper…
Moi au moins ça mettra un terme à mes interrogations. Je serais fixée. Mais s’il se moque de moi ? S’il m’esquive ? Si je sens que ça le saoule ? S’il est méchant ? Parce qu’il peut tout à fait l’être. Parce que quoi ? C’est arrivé que deux fois au final. Après ça a plus été moi qui l’ai cherché que Lui, j’avais même l’impression qu’il m’évitait, alors je m’attends à quoi ?
C’est stupide stupide stupide de chercher à savoir une vérité qui me fera du mal, j’en suis sûre, je préfère ne pas savoir et espérer garder une relation à peu près normale avec Lui, que de savoir et de lui en vouloir de s’être joué de moi et de l’éviter au futur… Mais quelle attitude de faible…Dé-ses-pé-rant !

Il faut que je sorte de cette stratégie d’évitement. Mais à chaque fois que je m’en convainc, je me retrouve incapable d’en changer, presque paralysée.

Au fond de moi je sens que j’ai toujours autant envie d’être à ses côtés, je sais que si je le vois je ressentirais ce petit vertige lié aux gens qu’on apprécie tout particulièrement, même si j’entends sa voix (qui est… terriblement chaleureuse… hum), mais la perspective de ne pas le voir si longtemps ne me rends plus triste. Je sais, cependant, que dans mes moments de solitudes en Chine (ça va forcément m’arriver) je vais sûrement penser à Lui et être triste de ne pas pouvoir le contacter et savoir comment il va. Je sais aussi que quand il sera rentré et moi encore là-bas ça va sûrement me miner le moral de me dire que je pourrais le voir mais que je ne peux pas.
Mais là, maintenant, tout de suite, il ne me manque pas. Sûrement aussi parce qu’il est encore joignable et en France.

Là est le hic. Je suis tranquille pour le moment, mais le serais-je encore Samedi quand il partira, et Dimanche, et Lundi ? Quand je ne pourrais plus, à mon grand dam, l’appeler. J’ai aussi un peu peur de rater le “coup de fil de la dernière chance” du coup, et de reporter une confrontation qui aura encore moins de chances de se passer qu’aujourd’hui. C’est dire.

Alors qu’est-ce que je dois faire ?!

Je me retrouve 4 ans en arrière, une situation presque similaire… même personne, même départ, même sentiments ? Je ne sais pas. Même interrogations ? Non, je m’étais dévoilée avant qu’il ne s’en aille, on était aussi plus proches qu’aujourd’hui, c’est triste, mais ça m’a desservie. La situation n’est pas exactement la même pour moi parce que je pars aussi, que je n’ai personne pour me soutenir là-bas si ça ne va pas, et que c’est pas à mon père que je vais me confier… J’ai peur parce qu’on apprend de son passé, et je me rappelle bien comment ça c’était déroulé. Il savait, il ne m’a rien dit, donc j’étais dans l’attente de le revoir et je me disais qu’il y aurait peut-être une suite favorable, mais il a juste pas eu les couilles de me dire qu’il pensais à une autre même avant son départ, vers qui il s’est précipité en rentrant pour me laisser derrière déçue, trahie, je l’avais détesté pour son attitude, et je lui en veux encore.
Alors est-ce qu’il a grandit depuis ?
J’ai pas spécialement envie de revivre tout ça. Je suis prudente. Ça explique peut-être aussi ce sentiment de détachement, parce que j’ai l’intime conviction ancrée au fond de moi-même que ça ne mènera à rien et que je vais juste me brûler les ailes encore une fois ? Souffrir inutilement…
Autant laisser couler ?

Je sais pas.

To clear my mind

Humeur : Non identifiée
Musique : Imogen Heap – Clear the area

Bon, Il est partit, et je ne le reverrais pas avant pratiquement 2 mois. En plus, le connaissant j’aurais sûrement très peu de nouvelles, même si je pense bien essayer d’en avoir plus qu’il ne m’en donnera spontanément, j’ai pas trop d’espoir.

Hier quand on s’est quittés à la Fête de la Musique j’ai quand même senti un pincement au coeur, qu’Il s’en aille comme ça, sans que quoique ce soit que je voulais n’ai été fait ou dit, sans que rien n’ai été éclairci…
Et putain ce regard qu’Il me lançait, j’avais l’impression que ça le faisait bien rire d’avoir réussit à m’esquiver comme ça toute cette semaine, et même avant.


Je ne sais pas comment je vais faire.
J’espère juste que mon stage sera assez prenant pour ne pas que je pense trop à Lui. J’espère juste que c’est moins grave que je ne pense et que je vais vite l’oublier et oublier tout ce qu’il y a autour.

Tout d’abord à cette perspective je pensais que “c’était pas plus mal”, parce que ça me prenais un peu la tête son attitude, à jouer avec moi comme ça, à me faire tourner en bourrique, et que comme ça je pourrais “clear my mind” comme dit Ivy.
Mais maintenant ça me rends triste, malgré qu’il m’ignore j’ai toujours envie d’être avec Lui, j’ai envie d’aller le voir même si je ne sais pas ce que je ferais si je le voyait, j’ai envie qu’il me prenne dans ses bras et qu’il me dise que tout ira bien. Mais je rêve, je rêve…

En fait, je suis vraiment triste qu’il parte.
J’ai envie de crier.
Pourquoi ça se passe jamais comme je le voudrais ? Pourquoi je kiffe que des gars qui se foutent de moi ? Pourquoi je m’attache aussi vite ? Des fois je voudrais être capable de ne rien ressentir du tout tellement j’en peux plus d’être triste.
J’ai l’impression que pour tous les autres c’est facile, et moi je galère tellement à côté… Pourquoi je ne suis pas comme les autres ?
J’ai envie d’être méchante, de Lui en faire baver à lui aussi, qu’il comprenne un peu qu’on doit pas jouer avec les gens comme ça, qu’il a pas le droit de jouer avec moi, mais j’en suis incapable, je suis trop faible, je n’ai aucun moyens…*soupir*

J’avais l’impression d’avoir enfin quelqu’un… mais ce n’était qu’une impression.

Tribulations pour aller en Chine

Humeur : Fatiguée, mais ça va
Musique : Friendly Fires – Paris (Aeroplane remix feat Au Revoir Simone)

Comme annoncé précédemment, cet été je pars faire un stage en l’empire du milieu, pays sauvage et peu hospitalier… je me permet d’en parler comme ça avec une certaine ironie parce que franchement, pour y aller, faut mener un véritable chemin de croix !
Bon j’exagère peut-être un peu.
Mais n’empêche que c’est sacrément compliqué, on a beau dire c’est un pays encore très fermé sur lui-même. Même si la conjoncture n’aide pas, entre la crise de la grippe porcine avec toute cette psychose inutile autour et le niveau 6 de sécurité imposé par l’OMS, et le 60ème (ou 50ème je ne sais plus) anniversaire du PC Chinois en Octobre qui fait qu’il y a restriction des visas.

Bon déjà je ne m’y suis pas prise méga en avance, mais la confirmation du stage en question à été assez floue et je ne savais pas vraiment si c’était bon ou pas, c’est tombé pendant ma période de partiels donc je n’ai pu aller faire faire ma demande de passeport qu’assez tard. Je l’ai reçu un mois après, aujourd’hui, et maintenant il faut s’occuper de la demande de visa.
Et c’est surtout cette étape qui est contraignante, en plus du classique formulaire à remplir (avec l’ignoble photo du passeport biométrique dessus) il faut une lettre d’invitation de la part d’une personne là-bas plus ou moins habilitée (ici mon maître de stage vu qu’il est le chef du projet de Sanofi là-bas) avec ma date et lieu de naissance, le numéro de mon passeport, sa date de délivrance et d’expiration (c’est pourquoi je n’ai pas pu faire ma demande de visa plus tôt), il faut aussi une adresse valide sur place (mon hôtel) et, enfin, un pré-réservation de vol… Rien que ça ! Ça veut dire beaucoup de choses à prévoir, et pas forcément évidentes à prévoir.

Après y’a aussi d’autres problèmes liés à mon stage en soi, c’est à dire la convention. Y’a 3 exemplaires à remplir par les 3 parties : moi, mon tuteur de l’IEP et mon tuteur de l’entreprise. Le hic c’est que mon tuteur est bien évidemment en Chine, donc difficilement joignable. Heureusement c’est un stage-piston et mon père travaillant là-bas s’y est rendu avec ma convention pour la faire remplir correctement et est revenu aujourd’hui. Mais il en a fait qu’une seule, qui est dans un sale état qui plus est. Je ne sais pas si faire des photocopies va poser problème ou pas, je ne pense pas, mais de toute façon je ne vais renvoyer mon paternel en Chine juste pour faire refaire 2 versions de cette satanée convention.
Vu qu’elle est revenue, je sais maintenant ce que je faire exactement et les conditions de mon séjour :
-Il m’a prévu 2 boulots, le premier c’est l’établissement et la mise à jour d’une cartographie du réseau relationnel de l’entreprise (par rapport aux autorités chinoises, les fournisseurs, la concurrence…), et le second c’est la mise en place et le déploiement de modules de formation en management (5Sn Ishikawa, FMEA, que je sais pas du tout ce que c’est), autant dire que ça s’annonce intense ! J’appréhende beaucoup, j’espère que je serais à la hauteur…!
-Mon stage aura lieu sur le site en chantier la semaine (pas glamour) et je serais sur Shenzhen le week-end (glamour) dans un hôtel de luxe (méga glamour), en sachant que mes frais d’hébergement et de déplacements sont pris en charge (méga chouette) et qu’en plus de ça je percevrait un “salaire” de 200€/mois, ce qui par rapport au niveau de vie local est un bon salaire (ultra chouette parce que c’était pas prévu).
-Ça durera plus longtemps que prévu, et ça ça me fait un peu peur parce que même au Japon, au bout d’un mois j’avais le mal du pays, donc en Chine, rester plus d’un mois (normalement du 6 juillet au 14 août) ça va être éprouvant ! Mais ça forge le caractère…! Papa sera là pour me chaperonner les 2 premières semaines, mais le reste il sera en France donc je serais seule à devoir me débrouiller dans cette grande entreprise alors que je n’ai aucune expérience… bouhouhou, surtout qu’apparemment à part 2 stagiaires en dernière année d’école d’ingénieur je serais la plus jeune, la moyenne d’âge étant 40 ans. *sick*

Donc voilà, j’ai appris beaucoup de choses aujourd’hui et ça aggrave un peu plus mon stress quant à ce futur voyage. Mais mon père a beau me raconter avec véhémence tout les côtés négatifs de la Chine, j’ai quand même envie d’y aller et de me faire une idée de mes propres yeux !

Un parfum de changement

Humeur : Optimiste
Musique : Imogen Heap – Closing in

Non ne vous inquiétez pas, vous êtes toujours sur la blog à malheurs de Morgane. J’ai juste enfin trouvé comment on changeait le titre (après plus d’un an sur WordPress, si c’est pas malheureux !) et j’ai donc pu remettre celui d’origine, on va dire, celui que j’avais pris sur over-blog en tout cas. J’hésite encore à mettre un sous-titre.
J’en avais aussi marre de ce layout aux couleurs froides, j’ai donc opté pour un truc plus “estival”, tout du moins printanier, parce que dehors il fait beau et chaud, même si j’aime pas trop l’icône de recherche en haut à droite… Mais les thèmes fournis gratuitement par WordPress ne sont pas spécialement folichons donc on fait avec ce qu’on a, j’ai pas envie de payer pour pouvoir avoir le droit éditer le CSS à ma guise !

Quelques nouvelles périphériques de mes états d’âmes sentimentaux :
-Dimanche je suis allée voir OASIS en concert au théâtre antique de Vienne avec Maxou, Yéyé et ancien (et éphémère) Lui. C’était bien, le cadre est assez particulier, plutôt impressionnant parce que très “raide” donc ça donnait une ambiance… particulière ! J’ai été étonnée qu’ils jouent autant de vieilles chansons (et déçue aussi parce que je suis une profane et que je connais surtout les nouvelles, c’est à dire les deux derniers albums), mais j’ai eu mes préférées donc c’est plutôt un bilan positif : Lyla, Wonderwall (j’étais surexcitée quand ils l’ont chantée !!) et Shock of the Lightning. Reste que pour 45€ ça aurait pu être mieux, parce qu’ils ont pas beaucoup dévié des chansons enregistrées pour les albums donc le live en soi manquait d’intérêt, pas beaucoup d’impro/variation quoi ! Et la première partie était particulièrement nulle… de bonnes compos mais le gars aboyait dans son micro ça gâchait tout. Je sais toujours pas comment ils s’appellent. On a pas eu de chance aussi parce que pendant tout l’attente et la première partie on a eu du beau temps, avec un peu de vent donc pas trop chaud, mais dès qu’OASIS a commencé il a plu… ça nous rafraîchissait mais j’avais plein de gouttes sur mes lunettes c’était pas top et après quand il a cessé de pleuvoir j’ai eu droit à de la buée à cause de la chaleur humaine…!
-Beaucoup d’autres concerts de prévus, ça me fait bizarre après près de 2 ans sans aller voir qui que ce soit à part du jazz avec mes parents… Donc MUSE en Novembre et Phoenix en Octobre, il faut que je les rate sous aucun prétexte ! Même si c’est en semaine et que j’ai cours ! J’hésite encore à aller voir un concert de Taiko aux Nuits de Fourvière dans quelques jours avec Sophie… Je dois économiser.
-Mon stage en Chine se profile bien, je n’ai toujours pas mon passeport ni mon visa, donc, ce qui repousse ma date de départ (peut-être le 30 juin), mais j’ai eu quelques précisions. Mon tuteur là-bas me prépare du boulot pour un module de management des équipes avec une prise en compte des “locaux”, avec une présentation du projet à la clef (argh). J’ai aussi appris que l’hôtel était pris en charge en semaine et le week-end sur Shenzhen (en face de Hong-Kong), les repas peut-être, (même sûrement) et que j’aurais une indemnité de 200€ environ par mois (je ne reste qu’un mois), ce qui, par rapport au niveau de vie local, est pas mal. Et comme c’était pas prévu ça me fait drôlement plaisir. Maintenant j’attends mon passeport, le retour de mon paternel de là-bas pour pouvoir boucler mes conventions avec ma tutrice du stage de l’IEP et Mister Ihl, le directeur. Un retour sur Grenoble de prévu donc…
-J’ai validé ma deuxième année après quelques jours d’anxiété pour les résultats, le rattrapage d’économie politique me pendait au nez dangereusement mais heureusement j’ai pu compenser parce que j’ai eu de super notes à mes matières les plus importantes (un 15, un 16, un 14,10…), ce qui me donne une moyenne pour l’année de 13,34 exactement ! Je suis contente de moi, même si, bon, je ne suis pas la meilleure de mon groupe de copines…
-Le nouvel album de Kasabian est nul… Je suis déçue. J’attends avec impatience le nouveau d’Imogen Heap annoncé pour cet été. Et j’ai acheté le dernier de Phoenix, vraiment chouette même si beaucoup trop court !

This side of me…

Humeur : Anesthésiée
Musique : Meiko – Hawaii

Je me pose beaucoup de questions.

Je me demande si tout ça c’est pas du chiqué. Si je m’accroche à ça juste parce que je n’ai rien d’autre à quoi me raccrocher.
Bien sûr c’est pas que platonique, pour une fois, je veux dire que y’a quelque chose de concret derrière cette envie. Je ne fais pas que me projeter dans un rêve mielleux irréaliste. Comme j’en ai l’habitude. Mais c’est très différent, j’ai l’impression que je joue la comédie des sentiments. Que j’essaie de me convaincre que je le veux lui et pas seulement ce qu’il représente.
J’ai envie de sa présence, mais d’un autre côté j’ai aussi envie que rien ne change entre nous. Là je me rends compte qu’on est distants, et je suis sûre que c’est à cause de ça (et sûrement aussi à cause de moi, de comment ça m’a affectée et de comment je me comporte avec lui), et ça me fait vraiment mais vraiment chier.
J’ai pas envie qu’on ne soit plus amis. Je ne veux pas de cette tension.

Je sais que je dois faire un choix, d’un certain côté. Et je n’y arrive pas. J’ai l’impression d’être devant un dilemme insolvable, parce que je me voile la face et que je ne veux pas voir la solution, peut-être.

J’essaie de peser le pour et le contre, est-ce que je le veux Lui, ou est-ce que j’ai juste envie d’une présence, d’un homme dans mon lit, parce que je ne supporte plus d’être seule ?
Je n’arrive pas encore à répondre à cette question. Je suis comme qui dirait, coincée.

“I try so hard no to notice, I try so hard not to care, I try so hard not to show this side of me”

Cocon

Humeur : …
Musique : Cocoon – Tell me

“Tell me what they said when they found out that I’ve lost you
Tell me that you feel better when I say it scares me too
I’m not a friend of yours anymore
I’m not a friend of yours anymore

Tell me every bend, tell me all the dance I’ll never know
Tell me every fence, tell me all the caves you’ll never show
I’m not a friend of yours anymore
I’m not a friend of yours

And tonight I hate birds
I hate birds
I hate birds

And tonight I hate birds
I hate birds
I hate birds
I hate birds
I hate birds
I hate birds”

C’est vraiment une chanson magnifique, je ne me lasse pas d’écouter ces notes mélancoliques, la guitare me berce malgré les paroles tristes, et cette voix… Cocoon est décidémment un groupe surprenant.